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Au cours de son Assemblée générale : Le SYECO appelle le gouvernement à contrer les antivaleurs

Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO)

Le SYECO attire l’attention du Gouvernement afin que les anti-valeurs décriées par les enseignants ne reviennent plus durant l’année scolaire 2018-2019. Les enseignants exigent du gouvernement de payer le supplément de 25.000FC du mois d’août et septembre 2017 et les 5.000Fc des mois de novembre et décembre 2017, soit 60.000Fc

Le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) a tenu, samedi 21 juillet dernier en son siège, une Assemblée générale. Il était question d’évaluer l’année scolaire 2017-2018, ainsi que le protocole d’accord du mois de septembre 2017, signé entre l’Intersyndical des enseignants et le Gouvernement Congolais. Dans une déclaration portant la signature de la Secrétaire générale, Cécile Tshiyombo, le SYECO a fait un constat amer quant à l’évaluation de l’année scolaire 2017-2018.

Sur le plan pédagogique, le syndicat déplore entre autres, la déperdition scolaire suite aux coûts élevés des frais dans les établissements scolaires, l’institutionnalisation de la prise en charge des enseignants par les familles, le non respect de l’instruction du ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel (EPSP), selon laquelle les enfants des enseignants paient la moitié des frais scolaires, l’organisation des cours supplémentaires payant dans les écoles, la présence de plusieurs enseignants éligibles à la retraite dont certains ayant déjà fait 50 et 60 ans de carrière alors que d’autres ne savent plus tenir la craie parce que les mains tremblent.

Concernant le plan administratif, le SYECO a dénoncé le conflit des compétences et responsabilité entre le ministère de l’EPSP et celui de la Formations professionnelle, Métiers et Artisanats, le recrutement des membres des partis politiques, étudiants et autres pour la surveillance de l’Examen d’Etat et du TENAFEP, en lieu et place des enseignants du primaire, la non délivrance depuis plusieurs années des diplômes d’Etat, le non respect de l’uniforme nationale qui est bleue blanc et la suppression par le SECOPE de plusieurs enseignants malades des listings de paie.

Sur le plan financier, la fixation des frais scolaire en monnaie étrangère, la persistance des enseignants non payés (NP) et nouvelle unité (NU) et les ponctions illicites sur les salaires des enseignants allant de 3.000FC à 12.000FC dans des banques ont été soulevées par le SYECO.

S’agissant du protocole d’accord du mois de septembre 2017, les enseignants exigent du gouvernement de payer le supplément de 25.000FC du mois d’août et septembre 2017 et les 5.000Fc des mois de novembre et décembre 2017, soit 60.000Fc. Ce montant demeure impayé pour les enseignants de la ville de Kinshasa et de certains territoires des provinces. Le Syndicat a aussi constaté la non exécution de la mission de contrôle des NP à travers le pays.

Pour leur mutuelle, le SYECO exige la réorganisation et la restructuration de la MESP pour le bien-être social des enseignants.  » Le SYECO attire l’attention du Gouvernement afin que les anti-valeurs décriées par les enseignants ne reviennent plus durant l’année scolaire 2018-2019 et au paiement des NP, à la mécanisation des NU, au paiement de salaire au taux de 1.425FC le dollar américain ainsi que le supplément de 60.000FC « , pouvons-nous lire dans la déclaration.

Par Tantia Sakata

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