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Aujourd’hui à l’Institut Français de Kinshasa : Plongée dans l’univers de Jean Vigo avec le film « L’Atalante »

Jean Dasté et sa femme JulietteDita Parlo. Ks Erick

La salle de cinéma de l’Institut Français de Kinshasa servira de cadre à la projection, ce mercredi 23 octobre, sur le coup des 16h00, du film  « L’Atalante ». En entrée libre, les cinéphiles pourront ainsi découvrir en 87 minutes la vie  du  marinier Jean (Jean Dasté) époux de  Juliette (Dita Parlo ), une fille de paysans de l’Oise.

Le couple va  vivre à bord de leur péniche baptisée « L’Atalante » des moments de bonheur et des moments de tristesse. L’équipage se compose d’un petit mousse (Louis Lefebvre) et du père Jules (Michel Simon), inénarrable personnage qui vit au milieu de ses chats. Mais Juliette, après la rencontre au bal musette d’un jeune camelot (Gilles Margaritis), quitte le navire. A bord de l’embarcation, c’est la consternation jusqu’au moment où Jules s’en mêle.

Dernier et unique long métrage du réalisateur

Il s’agit du dernier et unique long métrage du réalisateur français  Jean Vigo (26 avril 1905, Paris – 5 octobre 1934, Paris), qui mourut de septicémie une semaine  après que le film eut été retiré de l’affiche et qu’il ne vit jamais. «  L’Atalante » a été monté par Louis Chavance, sous la direction de Jean Vigo, déjà malade et alité. En 1951, est créé en son honneur le prix Jean-Vigo, qui distingue souvent de jeunes réalisateurs. En 2007, le Festival Punto de Vista, en Espagne, distinguera le meilleur directeur de sa compétition internationale avec le premier Prix Jean-Vigo espagnol.

Film culte ?

« L’Atalante » figure régulièrement dans les classements des meilleurs films jamais tournés, établis par les critiques et les instituts de cinéma à l’étranger. Il  est l’archétype du film maudit. Non seulement il ne connaîtra aucun succès à sa sortie, mais il sera maintes fois mutilé et remonté, au point qu’il était devenu difficile, après guerre, de voir le film plusieurs fois de suite dans une même version ! Le film sera même débaptisé et renommé du titre d’une ritournelle très en vogue à l’époque : « Le Chaland qui passe ». Baptême qui s’accompagnera du pire des sacrilèges : la musique envoûtante de Maurice Jaubert, qui donne au film ce caractère hors du temps et poétique sera le plus souvent remplacée par le refrain de cette chanson à la mode.

Par Yves Mitondo

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