..."/>

Ayant changé leur mode opératoire : Les  »Kuluna » s’attaquent désormais à des maisons

Depuis plusieurs années, les habitants de la ville-province de Kinshasa font face aux  »Kuluna » (bandits urbains opérant avec arme blanche, principalement la machette). Ce phénomène qui est enregistré dans plusieurs communes de la capitale congolaise, constitue un réel danger mettant en question la quiétude des Kinoises et Kinois.

Opérant souvent pendant les heures tardives aux coins des avenues, ces  »Kuluna » viennent, ces derniers temps, de changer leur mode opératoire. Ils commencent finalement à forcer les portes des maisons, et une fois à l’intérieur, ils emportent des biens et de l’argent trouvés sur le lieu.

Des tels actes sont à signaler dans le district de la Tshangu où les populations des communes de Masina, Kimbanseke, Ndjili… seraient victimes de cette barbarie, a-t-on appris.

Elles en appellent à l’intervention des autorités afin d’éradiquer ce phénomène qui ne cesse de causer des dégâts dans plusieurs ménages sans que les auteurs de ces crimes ne soient appréhendés.

Pourtant, ces derniers sont censés répondre de leurs actes devant les instances judiciaires afin qu’ils soient sanctionnés conformément à la loi. Ces  »kuluna », constate-t-on, n’hésitent pas également d’user de leur machette pour régler des comptes à toute personne qui les empêche d’agir tranquillement.

Notons que ces  »kuluna » extorquent aussi bien de l’argent que des biens de valeur de ceux qui tombent dans leur filet sans aucune pitié. Par conséquent, la sanction se révèle notamment sévère pour les victimes qui manifestent une certaine résistance. C’est ainsi que certaines personnes ont payé de leur vie, d’autres encore sont restés inaptes pour le reste de leurs jours.

En outre, ces bandits urbains ont parfois l’audace d’opérer pendant la journée, en emportant tout ce qu’ils trouvent sur leur chemin après avoir semé la pagaille dans le secteur. Cela prouve à quel point ces bandits doivent être mis hors d’état de nuire par l’Etat Congolais qui, pourtant, avait pris déjà certaines mesures visant à contrarier l’ampleur du phénomène.

Une action qui était, en son temps, saluée par la population kinoise qui décrie des infractions enregistrées au quotidien par ces récidivistes.

Par Tantia Sakata

*

*

Monter

Login

Lost your password?