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Commune de la Gombe : des immondices s’accumulent derrière l’Hôtel de ville de Kinshasa

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L’hôtel de ville de Kinshasa vit dans une insalubrité qui ne dit pas son nom.  Derrière les installations du gouverneur de la ville se trouve une montagne d’immondices  au tour du rond-point qui porte le nom de cette institution, où  se garent  les bus transco, les taxis-bus communément appelés « Esprit de vie »  et ceux dits  de mort en destination de la route pompage, Kingasani, Matadi-Kibala, et Matadi -Mayo. Cela  indispose par  ses odeurs nauséabondes les passants.

Ce qui apparait étonnant,  ces immondices se trouvent à cet endroit depuis plus d’un mois, sans paraitre inquiéter les autorités de la ville. Au contraire, la  montagne des immondices ne fait que croître de taille. A côté certaines vendeuses  à la sauvette exposent leurs articles comestibles, parfois non couverts. Il est encore temps pour qu’on arrive à évacuer cette saleté, lorsqu’on sait que la dame pluie est ces derniers temps assez rare dans la ville de Kinshasa.

La décision prise par l’autorité de la ville de Kinshasa interdisant l’accès aux  décharges publiques ne règle pas le problème d’insalubrité dans  la  ville. Puisque  cette opération d’assainissement   de la capitale avait bel et bien démarré avec succès, suite au Programme d’assainissement de la ville de Kinshasa (PUK) de l’Union européenne.

Cette action avait rendu tant soit peu la  capitale propre. Certaines grandes artères de la ville, telles que le boulevard du 30 juin, celui appelé Lumumba pour ne citer que celles-ci étaient entretenues  chaque jour par les éboueurs. Les décharges publiques se trouvant  dans les quartiers périphériques étaient évacuées avant qu’elles ne soient remplies.

La rupture du contrat Kinshasa avec cette institution étrangère en matière de salubrité a occasionné une situation  qui a plongé la capitale Kinshasa dans une insalubrité criante. Partout  dans la ville les décharges publiques ne sont plus évacuées, les boulevards, avenues et rues ne sont plus entretenus comme avant. Avec pour conséquence la dominance de certaines maladies des mains  sales (la typhoïde et autres) dans les quartiers  de Kinshasa où les décharges publiques sont installées.

La peur dans le camp de dirigeants politiques , militaires, policiers et autres agents de services de sécurité, la victoire d’avoir révélé l’existence de divisions au sein du gouvernement en place, la victoire d’avoir mis à nu un régime dictatorial qui s’acharnait à se cacher derrière une démocratie de façade, la victoire d’avoir fait bouger les lignes sur le plan politique national, la victoire ayant consisté en l’adhésion des congolais à la mobilisation du CLC.

Tous , comme un seul homme , ont libéré la parole qui sauve, la victoire d’avoir rendu visible l’Eglise qui est en RDC, une Eglise debout, dont les bergers sont constamment à l’écoute de la misère du peuple et prennent la décision de l’accompagnement dans la mobilisation de son être prophétique, la victoire qui se manifeste à travers l’espérance  têtue qui continue à mobiliser le CLC et à le pousser  à refuser les nombreuses manipulations et autres tentatives de le démobiliser ou de le diviser, la victoire à travers l’existence de héros  de la démocratie.

Ces derniers ont un nom, un visage, un âge. Ces derniers sont morts, ils sont vivants, enterrés en cachette ou non, la victoire qui s’est exprimée à travers un rêve commun que le CLC partage aujourd’hui  comme celui des enfants d’Israël qui, sous la conduite de Moïse, se dirigeaient vers la terre promise.

Par Guylain Imbula/CP

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