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Commune de la Gombe : 80 mariages civils d’enseignants fonctionnaires officiés

Dans le cadre de la campagne promotionnelle des actes de l’état civil pour la stabilité de la famille et la sauvegarde des droits des femmes et des enfants,  la commune de la Gombe a, en partenariat avec l’Association pour la promotion du bien être pour tous(APROMET asbl),  organisé une cérémonie  de célébration collective de mariages civils d’enseignants fonctionnaires.

Officié le samedi 05 août dernier à la maison communale de la Gombe par M. Dolly Makambo, le bourgmestre de cette municipalité, cet événement a eu lieu en présence des deux ministres de tutelle du Genre, Familles et Enfants (central et provincial).

Pour le bourgmestre de la Gombe, les mariages d’enseignements  , à l’initiative de la première dame Olive Lembe, est la quatrième vague  de cérémonie de ce genre qui vient après celle de policiers, militaires et autres fonctionnaires non enseignants. Ces fonctionnaires dans les différentes sphères d’activité où ils opèrent doivent, a-t-il dit,  disposer de dossiers  complets  comprenant toutes les pièces requises et surtout la présence de l’acte de mariage, un document souvent absent du dossier des fonctionnaires en général et des enseignants en particulier, sous prétexte que le mariage civil était un luxe pour eux par rapport à leurs conditions sociales.

« Heureux futurs mariés, jusqu’à ce matin, vos couples manquaient quelque chose de très importante, c’est la reconnaissance par l’Etat à travers le mariage civile. Nous n’assistons pas à une simple cérémonie de routine, mais à une confirmation solennelle de vos unions respectives. Vos couples sont à jamais  revalorisés et je vois invite à assumer pleinement cette revalorisation en adoptant désormais une attitude digne et fonctionnelle », a relevé le N°1 de la Gombe.

C’est ainsi que l’asbl APROMET, en partenariat avec la commune de la Gombe, ont aidé à  casser ce mythe   pour rendre le mariage civil accessible à tous les  fonctionnaires dans les conditions acquises à leurs revenus. C’est  cet acte de mariage qui consolide les foyers  à travers le mariage civil.

De son coté, M.Ntabala, le président de l’ONG APROMET, a fait savoir que cette cérémonie, ciblant essentiellement les enseignants, reposait sur les préoccupations au niveau de la société, dans la mesure où dans un couple qui n’a pas encore été devant l’officier civil reste exposé aux conséquences  multiples.

Car l’article 300 du code de la famille dit qu’avant l’enregistrement du mariage à l’état civil, la cérémonie organisée en famille n’engage que les époux et les personnes ayant participé à cette cérémonie en tant que coutume et que cette dernière n’est pas imposable aux tiers.

Le président de l’APROMET a également révélé que beaucoup des enseignants rencontrés quelques jours avant cette cérémonie avaient avoué que s’ils n’avaient pas encore contracté le mariage civil c’est parce qu’ils n’avaient pas  encore versé la dot.  A cet effet, un appel a été lancé à tous les parents de ne pas continuer à faire de la dot de leurs filles un fonds de commerce.

Autrement dit, la dot exigée par certains parents de la jeune fille reste un casse-tête pour les jeunes gens qui n’ont pas assez de moyens. C’est la raison pour laquelle-même certains préfèrent prendre le mariage dit « raccourci », appelé en jargon kinois « yaka tovanda». Cette ONG existe depuis 18 ans et se déploie pour la stabilité de la famille ainsi que la sauvegarde des droits tant des femmes que des enfants.

Par Thony Kambila

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