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Confrontées à de multiples difficultés : Les femmes rurales de la RDC abandonnées à leur triste sort

.    « Investir dans la force productrice de la femme rurale : priorité pour la République Démocratique du Congo « , tel est le thème national choisi pour commémorer la journée internationale de la femme. En RDC, il faut souligner que les femmes qui vivent en milieu rural sont confrontées à de nombreuses difficultés, plus particulièrement celles qui se trouvent dans des zones des conflits. Ainsi, l’insécurité récurrente dans certaines parties du Congo profond rend la vie des femmes difficile.

Principales victimes de la guerre, les femmes rurales subissent des atrocités de tout genre. Elles sont systématiquement violées quand elles vont aux champs ou lorsqu’elles labourent la terre. Cette situation handicape ces créatures féminines qui semblent être délaissées à leur triste sort. Et pourtant, ce sont ces femmes rurales qui alimentent les grandes villes de par leurs produits agricoles.

En cette journée internationale de la femme où l’accent est mis sur les femmes rurales, il est plus que temps pour le pouvoir public de mettre en œuvre une politique censée les secourir, en répondant à leurs besoins. Désavantagées par rapport à leurs semblables qui habitent dans des villes, les femmes rurales ont un accès limités aux services sociaux de base, de santé, de l’éducation et de l’emploi. Par conséquent, les jeunes filles sont mariées précocement pour permettre aux familles de se faire plus d’argent en percevant la dot.

Entre temps, les garçons vont à l’école.  Cette inégalité entre les deux sexes doit être combattue dans l’unique objectif de donner une chance égale à tous les enfants du foyer. Cela nécessite donc une lutte quotidienne pour que la jeune fille rurale et le jeune garçon soient placés sur le même pied d’égalité.

Une foire en pleine capitale

Dans le cadre de la journée du 8 mars, le ministère du genre, famille et enfant avait organisé une foire des trois jours, soit du 8 au 10 mars à l’Académie des Beaux arts, à l’intention des femmes rurales. Ces dernières avaient exposé le fruit de leur travail et ce, dans tous les domaines. Cette initiative a été pourtant critiquée par certains observateurs qui ont souhaité voir cette exposition dans un milieu rural.

Afin de mieux palper du doigt les réalités vécues au quotidien par ces femmes en étant sur terrain. Malheureusement, l’action s’est déroulée loin de leur milieu d’origine et tout s’est limité par la lecture des discours sans que les autorités présentes à la cérémonie ne comprennent réellement ce qu’endurent les femmes rurales.L’on craint que le mois de mars ne s’achève sans qu’une délégation gouvernementale n’effectue une descente sur terrain afin de détenir un agenda solide pouvant projeter l’amélioration des conditions des femmes rurales à l’avenir.

Depuis la nuit des temps en RDC, les femmes rurales labourent toujours leurs champs de façon artisanale or cela limite leur production. Comme le pays compte maintenant investir dans leur force productrice, il serait souhaitable de doter ces femmes des outils nécessaires susceptibles d’améliorer les conditions de travail et faire accroître la production.

Passer des discours en actes, c’est ce qu’espèrent vivre les femmes rurales congolaises souvent oubliées à partir du moment où tout se passe dans la capitale. Leur cri d’alarme va certainement, obtenir gain de cause, cette fois-ci,  du fait qu’elles sont à l’honneur en cette journée internationale de la femme.

Par Tantian Sankata

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