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Considérée comme une femme de caractère : Leila Zerrougui prend les commandes de la MONUSCO

Leila Zerrougui

Le nouveau Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en RDC, l’Algérienne Leila Zerrougui, a pris ses fonctions hier lundi 12 février 2018.

Chef de la MONUSCO, Leila Zerrougui prend les commandes de cette mission onusienne dans un contexte où les relations sont tendues entre Kinshasa et la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la Stabilisation de la RDC. En effet, lors de sa dernière sortie médiatique, Joseph Kabila avait sévèrement critiqué la MONUSCO de se comporter comme un état dans un état.

L’Algérienne remplace à ce poste honorifique le Nigérien Maman Sidikou dont la mission a pris fin le 30 janvier 2018.
Avec l’arrivée Leila Zerrougui, la MONUSCO est dirigée par les femmes. Elle sera secondée à ce poste par la Canadienne Kim Bolduc qui est Représentante Spéciale Adjointe du SG de l’ONU en charge des questions Humanitaires et Représente Résidente du PNUD en RDC.

Une femme expérimentée

Experte juridique en matière des droits de l’homme et de l’administration de la justice, Leila Zerrougui a plus de 30 années d’expérience dans les domaines de l’Etat de droit et de la protection des civils. De 2012 à 2016, elle a notamment été Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU sur la question des enfants en temps de conflit armé. Elle a aussi été Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général en RDC, de 2008 à 2012.

Avant d’entamer sa carrière à l’international, Leila Zerrougui a eu une longue carrière en Algérie, notamment comme membre de la Cour suprême algérienne. Espérons que l’arrivée de Leila Zerrougui à la tête de la MONUSCO pourrait booster les choses dans un contexte politiques tendu en RDC où les manifestations publiques sont interdites et réprimées dans le sang par les forces de l’Ordre.

Au moins sept personnes ont été tuées, selon des recherches effectuées par Human Rights Watch, dont une femme de 24 ans qui aspirait à la vie religieuse, tuée par balles devant son église.  Les forces de sécurité ont répondu  le 21 janvier dernier en faisant usage d’une force injustifiée ou excessive, tirant des gaz lacrymogènes ou ouvrant le feu à balles réelles pour disperser les attroupements.

Au cours des trois dernières années, le gouvernement de la RDC a  recouru à des manœuvres dilatoires, pour retarder les élections et enraciner son pouvoir, par une répression brutale, des violences et des violations des droits humains à grande échelle.

L’Accord du centre interdiocésain obtenu grâce aux bons offices des évêques catholiques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo(CENCO)  qui prévoyait la tenue des élections en Décembre dernier est bafoué par le régime de Kinshasa . Ce qui est à la base de l’accroissement de la crise politique qui secoue le pays.

Par GKM

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