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Contrôle technique : la mécanique privilégiée et l’expertise ignorée

Contrôle technique automobile à Kinshasa

Un véhicule étant une marchandise, c’est la conformité par rapport à la consommation qui doit être privilégiée 

Les Kinois font face aux difficultés de transport en commun à la suite notamment des problèmes que rencontrent les conducteurs des taxis, mini-bus et bus  depuis le 2 avril avec le déclenchement de la campagne dite de contrôle technique par les autorités provinciales de la Ville. Nombreux sont les propriétaires de ces moyens de transport qui ont préféré carrément garer leurs véhicules en attendant la fin de cette opération qui nécessite néanmoins une bonne compréhension de la part du décideur, surtout.

Il reste évident que plusieurs véhicules exploitant le transport en commun à travers la ville de Kinshasa ne sont pas en ordre vis-à-vis de l’Etat. Face à cette triste réalité, l’Hôtel de ville doit disposer d’un outil conséquent pour assurer ce fameux contrôle.

C’est pourquoi, de plus en plus, on s’interroge si l’autorité provinciale dispose des appareils adaptés et adéquats pour mener à bien son opération ? Ils sont nombreux à se demander sur la nature du contrôle. Est-il technique ou mécanique ? La différence étant importante entre les deux contrôles.

Le contrôle technique reste sans conteste un contrôle de conformité, du fait qu’il englobe tout ce qui a trait à la sécurité des consommateurs. Pour la simple raison que tout véhicule étant une marchandise, il doit être soumis à un contrôle de conformité avant sa consommation sur le territoire national. Par conséquent en amont et en aval, tout véhicule doit être contrôlé par l’organe attitré.

Ayant reçu mission du législateur, l’Office congolais de contrôle (OCC) est le seul organisme en RDC qui a pour objet de procéder en tant que tierce partie à l’évaluation de la conformité, en l’occurrence l’inspection, la certification, les essais ou analyses et à la métrologie en se référant aux standards régionaux et/ou internationaux.

Fort de ces prérogatives, l’OCC effectue notamment le contrôle de tous les produits fabriqués localement, le contrôle de qualité de toutes les marchandises  et produits, à l’importation et à l’exportation, les essais ou analyses des échantillons des produits importés, évaluation de la conformité des unités fluviales et lacustres ,des ouvrages en construction ou en exploitation ainsi que le contrôle technique de tous appareils.

Comme on le voit, le contrôle technique est  de l’apanage de l’OCC.C’est d’ailleurs pour cette raison que les autorités de cet établissement public à caractère technique et scientifique ont implanté depuis le 11 octobre 2016 une station de contrôle technique dans l’enceinte du port de Boma, lieu de débarquement des véhicules en provenance de l’Extérieur. L’implantation de cette station est bénéfique pour la population.

Depuis la levée de la mesure d’importation des véhicules de plus de dix ans d’existence en date du 5 mars 2017, ce laboratoire aux standards internationaux et doté des équipements ultramodernes rend d’énormes services appréciables à la communauté. Tous les véhicules en provenance  de l’extérieur passent par cette station de contrôle technique pour leur conformité avant leur mise en circulation sur le territoire national.

Ces engins sont bien visibles en circulation à Kinshasa avec  des certificats de contrôle technique délivrés par l’OCC pour une validité de 6 mois. On se demande bien si ces certificats sont bien pris en considération pendant cette fameuse campagne de contrôle technique à travers la ville de Kinshasa.

Avec cette clarification, la confusion saute bien aux yeux dans le secteur de transport. Le contrôle technique se différencie du contrôle mécanique  qui est d’application à Kinshasa où les véhicules passent dans des garages retenus, dépourvus des matériels appropriés pour cette évaluation de conformité.

La rectification du tir s’avère indispensable de manière à ce que le Ministère ayant en charge les transports homologue le travail fait  par l’OCC  en rendant imposable le certificat de contrôle technique émis au niveau de cet office. Et il ne restera qu’à déterminer la validité du document en vue d’éviter les équivoques. En quelque sorte la poursuite en aval du travail rendu en amont .

Par K.Kap

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