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Corruption 2016 : la RDC classée 156e sur 177 pays

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La Licoco estime que ces résultats doivent être pris avec beaucoup d’importance par le président de la République, étant donné qu’ils ont des conséquences sur les investissements extérieurs en RDC…

Transparency International publie ce mercredi 25 janvier 2016 le rapport de l’Indice de Perception de la Corruption à travers le monde entier. Ce rapport montre avec beaucoup de certitudes les inégalités causées par la corruption à travers le monde.

A en croire un communiqué de presse de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) que dirige Ernest Mpararo, pour l’année 2016, la République Démocratique du Congo occupe la 156e place sur 177 pays avec 21% comme score.

S’il faut établir une comparaison par rapport à 2015, il n’y a pas eu d’avancée. Au contraire, le pays de Kabila a régressé d’un point, passant de 22 à 21%, malgré le fait que le gouvernement s’était engagé à promouvoir la gouvernance et lutter contre la corruption dans la gestion de la chose publique.

« Le fait de nommer un conseiller spécial en charge de la lutte contre la corruption au bureau du chef de l’Etat n’a pas eu d’impact positif sur les résultats de l’IPC 2016 », estime un expert en gouvernance que la LICOCO a interrogé.

La Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) estime que les résultats de l’IPC 2016 doivent être pris avec beaucoup d’importance par les autorités de la République Démocratique du Congo et plus particulièrement le Président de la République, étant donné qu’ils ont des conséquences sur les investissements extérieurs en RDC, sur la stabilité politique et le développement durable du pays.
Car les pays ayant une bonne gouvernance attirent beaucoup d’investisseurs étrangers, et cela accroit la croissance d’un Etat.

En 2016, rappelle le communiqué de la Licoco, la RDC a attiré beaucoup d’attention au niveau national et international sur plusieurs cas de corruption (Dossier BGFI Bank, Dossier FPI, Dossier Gécamines, Panama Pampers, Dossier Fibre Optique, Dossier RVA, Dossier BIAC, etc), mais cela n’a pas attiré une grande attention de la part du gouvernement de la RDC et des autorités judiciaires.

« Les autorités de la RDC doivent briser ce cycle d’impunité pour atteindre les objectifs de développement durable », estime le président du Conseil d’administration de la Licoco.

Au niveau de l’Afrique centrale, les résultats de l’IPC 2016 donne une moyenne de 20 à 25% comme score, ce qui confirme le degré élevé de la corruption dans cette région avec comme conséquence les grandes inégalités sur le plan social, l’instabilité politique et la pauvreté élevé dans cette région.

La Licoco demande urgemment aux hommes politiques de la RDC et de la région de l’Afrique centrale de mettre en place un mécanisme efficace de bonne gouvernance, de promouvoir la culture de transparence dans la gestion de la chose publique pour sortir des inégalités précitées.

La Licoco exhorte le Chef de l’Etat à s’impliquer personnellement à travers son conseiller spécial en matière de lutte contre la corruption pour renforcer son action et aider ses services à collaborer étroitement avec d’autres services de l’Etat afin de combattre la corruption en RDC.

Cette ligue invite à une large coalition de la société civile contre la corruption pour faire pression à la classe dirigeante à procéder urgemment aux réformes administratives et judiciaires importantes pour briser le cycle de la corruption et de l’impunité en RDC.

Enfin la Licoco lance un appel aux députés et sénateurs de consacrer leurs efforts à voter des lois qui renforcent la lutte contre la corruption et protègent les dénonciateurs des pratiques de corruption.
Elle en appelle à la mobilisation générale de tous les citoyens de manière à dénoncer ces pratiques qui détruisent le pays.

Par LM

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