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Course-poursuite à travers les USA avec le film « Queen & Slim »

Slim (Daniel Kaluuya) et Queen (Jodie Turner-Smith)

La salle du Premier Mall de Cinékin projette à partir de 20h20’ le film « Queen & Slim ». Dans ce thriller dramatique étasunien, réalisé par Melina Matsoukas et sorti en 2019,  deux jeunes afro-américains, Queen (Jodie Turner-Smith) et Slim (Daniel Kaluuya), font connaissance grâce à l’application de réseautage social  Tinder. Pour leur premier rendez-vous, ils se retrouvent dans un diner. Alors que Slim raccompagne Queen à son domicile en voiture, ils sont arrêtés par un l’officier de police Reed (Sturgill Simpson) pour un contrôle, Slim n’ayant pas mis le clignotant à sa voiture.

Un contrôle routier qui vire au drame

La tension monte lorsque le policier effectue une palpation de Slim et une fouille approfondie de son véhicule. La situation dégénère quand Queen, avocate de formation, demande des explications au policier et lui annonce qu’elle va sortir son téléphone pour filmer la scène. En réaction, le policier tire sur Queen, la  blessant à la jambe. Slim se bat alors avec le policier, parvient à s’emparer de son arme et lui tire dessus, le tuant. Les deux jeunes prennent alors la fuite et décident de partir en cavale.

L’action ayant été filmée par la caméra du véhicule de police, il s’en suit une véritable chasse à l’homme à travers le pays. Dans leur fuite éperdue, les deux jeunes gens rencontrent une série de personnages, parfois pittoresque comme l’Oncle Earl  (Bokeem Woodbine) ou une veuve d’un soldat ayant combattu en Irak, qui hésite entre les aider ou les livrer aux autorités pour toucher la récompense promise.

Un road-movie…

Certains ont trouvé que ce long-métrage de 130 minutes ne faisait que recycler l’intrigue d’un bon vieux road-movie à la « Thelma et Louise », avec un zeste de « Bonnie and Clyde ». D’autres ont estimé que l’opus était plus subtil que cela, ne tombant pas dans un manichéisme « mauvais blancs-bons noirs ». Melina Matsoukas, s’est fait connaître depuis une quinzaine d’années pour sa réalisation de clips musicaux.

Son film  dénonce implicitement les contradictions qui traversent la société américaine. Et se faisant, il dépeint un tableau particulièrement sombre d’une Amérique débordant de richesses mais laissant des quartiers entiers partir en ruines ; un  peuple qui accorde à Dieu une place centrale, mais dont le dogme le plus sacré réside dans la liberté du port d’arme ; enfin de cette culture dite du « melting-pot » mais  dont les minorités raciales sont marginalisées.

Par Yves Mitondo

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