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Couverture sanitaire universelle : L’OMS interpelle les dirigeants du monde

OMS

Après une mission de quelques jours en République Démocratique du Congo, le Directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus qui était dans la suite du Secrétaire général des Nations Unies, a constaté que « Ebola n’est que le symptôme d’un problème plus profond. Les maladies peuvent se propager et faire des victimes quand les gens n’ont pas accès aux services de santé, ou quand ces services sont de mauvaises qualité ou ne répondent pas à leurs besoin ».

Raison pour laquelle, le Directeur général de l’OMS appelle les dirigeants du monde à participer à la prochaine Réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle (CSU) qui se tiendra le 23 septembre 2019, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. « C’est une occasion historique pour les dirigeants du monde de faire en sorte que personne ne soit privé des services de santé dont il a besoin simplement parce qu’ils ne sont pas accessibles ou parce qu’ils dépassent ses moyens », a-t-il déclaré.

Le Dr Tedros Adhanom a également rappelé qu’en 2015, selon les engagements pris par les dirigeants mondiaux, la CSU devrait être instaurée d’ici 2030 au titre des objectifs de développement durable. Ainsi, la dernière version du rapport mondial de suivi sur la CSU sera publiée par l’OMS et ses partenaires avant la tenue de l’Assemblée générale. Un rapport indiquant une lente progression pour atteindre la cible. « Beaucoup trop de gens n’ont toujours pas accès aux services de santé essentiels ou sombrent dans l’extrême pauvreté parce que ces services coûtent trop cher », s’est-il inquiété.

Selon le numéro un de l’OMS, tous les pays signeront, en ce mois de septembre, une déclaration sur la santé d’une ampleur sans précédent, qui se fonde sur les engagements pris par les dirigeants mondiaux en 2018 à la Conférence mondiale d’Astana sur les soins de santé primaires, notamment celui de renforcer les soins de santé primaires pour en faire la base de la CSU. D’une manière concrète, rapporte un communiqué de l’OMS, ces pays vont s’engager à investir dans quatre domaines : des mécanismes de financement résistants, des services à fort impact, un personnel de santé solide, une gouvernance et des capacités institutionnelles renforcées.

Le Directeur général de l’OMS a fait savoir que son message à cette réunion de haut niveau sera tout à fait clair, en faisant savoir que la CSU est un choix politique. C’est aussi un choix économique avisé. « Les pays qui investissent dans la santé créent une base propice à des gains de productivité et à la croissance économique. Quand on est en bonne santé, on peut s’instruire, gagner sa vie, travailler et créer. Les retombées pour les entreprises, les économies, les individus, les familles, les communautés et les pays sont énormes », a-t-il ajouté.

L’OMS, soutient-il, est résolue à seconder les pays sur le chemin de la CSU en leur fournissant un appui stratégique et une assistance technique.

Par TSM

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