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Dans une mise au point par rapport à leur dernière déclaration : Les chefs des confessions religieuses refusent d’être opposés à leurs pairs catholiques

Dans une conférence de presse, les représentants de ces responsables religieux ont précisé que leurs chefs spirituels et les évêques de la CENCO travaillent tous pour l’organisation d’élections apaisées en RDC!

La dernière déclaration des chefs des confessions religieuse faite, le 24 avril dernier, sur la situation politique actuelle dans le pays a été commentée dans tous les sens. Raison pour laquelle, une mise au point a été faite par les représentants de ces chefs des confessions  religieuses, hier jeudi 27 avril , dans une des salles de conférences du lycée Docteur Shaumba, situé dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Faustin Mpia Ngaimbe, président de la Fédération nationale des jeunes protestants de l’ Eglise du Christ au Congo (ECC), Antoine Katembo, secrétaire exécutif national de la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création de l’ECC, et Richie Lontulungu, protestant laïc, ont animé la conférence de presse, dans le cadre de cette mise au point.

Pour eux, les chefs des confessions religieuses ne doivent pas d’être opposés à leurs pairs catholiques. Et de préciser, «leurs chefs spirituels et les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) travaillent tous pour la paix et la tenue des élections dans un environnement apaisé en RDC».

Ainsi pour ces représentants, les chefs des confessions n’ont donc pas contredit les évêques de la CENCO dans leur dernière déclaration, pour avoir soutenus la nomination de Bruno Tshibala, exclu de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), alors que les évêques catholiques ont parlé d’une «entorse» dans l’application de l’Accord politique du 31 décembre 2016.

«Les chefs des confessions religieuses avaient encouragé la mission des bons offices réalisés par la CENCO, qui avait réussi, lors des négociations politiques directes sous leur égide, à palier à l’insuffisance de l’inclusivité déplorée pendant le premier dialogue politique de la cité de l’Union africaine», ont expliqué ces représentants.

C’est dans ce cadre que, quatre mois après la signature de l’Accord de Saint Sylvestre, il a fallu que les choses avancent. C’est dans ce sens que les chefs des confessions religieuses ont encouragé l’application de ce deuxième accord pour la tenue le plus tôt possible des élections.

Le souhait est de voir la signature de l’Arrangement particulier intervenu le même jour, ce 27 avril 2017, être élargie à toutes les parties prenantes aux négociations directes. Ce qui ne va pas être facile, ont-ils reconnu. Ces représentants ont conclu en disant que, les chefs des confessions religieuses ne contredisent pas les évêques de la CENCO. Ces chefs des confessions religieuses travaillent depuis longtemps pour la paix au pays, en mobilisant de fois leurs partenaires étrangers pour des solutions durables en RD Congo.

C’est d’ailleurs le cas du  conflit au Kasaï Central, où les confessions religieuses, à travers leurs représentants dans cette partie du pays, jouent un rôle important pour la paix dans cette province. Mais seulement, les chefs des confessions religieuses ont adopté une méthodologie de travail différente de celle des autres de crier à chaque fois sur tous les  toits après avoir réussi leur mission!

Par Lucien Kazadi T.

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