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D’après un rapport de l’UNICEF : 8.5 millions d’enfants congolais vivent dans la malnutrition !

8.5 millions d'enfants congolais vivent dans la malnutrition photo prise par Erick Ks

L’enquête MICS (Multiple Indicator Cluster Surveys) de 2018 vient de dresser un rapport inquiétant sur les conditions de vie des enfants congolais. Selon ce rapport, la RDC observe une stagnation de la prévalence du retard de croissance avec plus de 8.5 millions d’enfants âgés de moins de 5 ans touchés dont 52% vivent dans les ménages les plus pauvres. Aussi, près de 1.5 million d’enfants de de moins de 5 ans souffrent d’émaciation ou sont trop maigres pour leur taille.

Le pays de Félix Tshisekedi est le premier Etat de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (prévalences du retard de croissance, émaciation ou surpoids) où les enfants ne grandissent pas bien. En Afrique de l’Ouest et du Centre, 2 enfants de moins de 5 ans sur 5 ne grandissent pas bien, contre 1 enfant de moins de 5 ans sur 2 en RDC, indique ce rapport. Une mauvaise alimentation nuit de manière permanente à la croissance et au développement du cerveau des enfants. Raison pour laquelle, il est important de placer les enfants au cœur de toute action.

Fournir aux jeunes enfants une alimentation nutritive, saine, abordable et durable, demeure une priorité en RDC.
L’enquête MICS 2018 révèle également que seulement un enfant de 0 à 5 mois sur 2 ou  » 54% « est allaité exclusivement au sein maternel.
A en croire ce document, près de 920,000 enfants âgés de 6 mois à 2 ans ne consomment pas d’aliments recommandés capables de soutenir la croissance optimale rapide de leur corps et de leur cerveau. Les régimes alimentaires dépourvus d’apports nutritifs adaptés constituent également la principale cause de mortalité en RDC.

Prioriser l’alimentation et des soins du jeune enfant

Face à ces défis, la RDC et ses partenaires entendent concentrer leurs efforts dans l’engagement commun autour de la nutrition et en priorisant l’alimentation et des soins du jeune enfant, en vue de la mise en place de politiques, l’harmonisation des programmes et la mobilisation de ressources en faveur de la nutrition ; y compris en situation humanitaire. L’investissement dans les secteurs de l’agriculture et le développement rurale, de l’eau, l’hygiène et de l’assainissement, de l’éducation, la stimulation du jeune enfant, du genre et la promotion de la situation de la femme, et de la protection sociale.

La RDC et ses partenaires doivent mettre en place de programmes pour améliorer les systèmes alimentaires et les rendre sensibles aux enfants, à savoir l’ensemble des éléments et des activités impliqués dans  » la production, le traitement, la distribution, la préparation et la consommation des produits alimentaires « , ainsi que sur les résultats de ces activités, notamment en matière de nutrition et de santé. Mais il faut aussi  mobiliser des investissements financiers dans les programmes de prévention et de lutte contre toutes formes de malnutrition.

Par GKM

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