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Débat autour du 3ème mandat de Joseph Kabila : Qu’attendre de Me Nkulu, d’Ubulu et de Bokona ?

Me Norbert Nkulu

Me François BOKONACe sont les nouveaux membres qui bouclent la révision tertiaire de la Cour constitutionnelle, attendue depuis quelques jours

Le lundi 14 mai, l’ordonnance portant nomination des membres de la Cour constitutionnelle a été rendue publique. Me Norbert Nkulu Kilombo, Jean Ubulu Pungu et François Bokona Wipa Bonzali sont les nouveaux magistrats promus, sur base de la révision tertiaire attendue depuis quelques jours.

Ils font leur entrée à la Cour constitutionnelle au moment où un débat est lancé entre Constitutionnalistes, opposants et acteurs de la société civile sur l’éligibilité de Joseph Kabila Kabange qui a déjà épuisé ses deux mandats, conformément à la Constitution en vigueur depuis le 18 février 2006.

En signant l’ordonnance de nomination, le Président Joseph Kabila s’est appuyé sur les Procès verbaux constatant la désignation des membres de la Cour constitutionnelle issus respectivement du Parlement réuni en congrès et du Conseil supérieur de la Magistrature. C’est le cas du désormais ancien président de la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale, François Bokona, désigné le vendredi 11 mai dernier, et de Jean Ubulu Pungu.

Le membre choisi selon le pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat n’a été connu qu’à la publication de l’ordonnance le lundi 14 mai. Mais sur les réseaux sociaux, le nom de Me Norbert Nkulu circulait déjà. Ambassadeur en poste à Kigali, il était régulièrement aperçu à Kinshasa.

Il avait même accompagné le Président du CNSA, Joseph Olenghankoy, à Lubumbashi à la rencontre de Gabriel Kyungu Wa Ku Mwanza, dans le cadre de la mission dite de décrispation politique. C’est un véritable homme du sérail qui a servi même à une certaine époque le défunt maréchal-président Mobutu Sese Seko.

C’est à une période sérieusement cruciale que les trois nominés vont servir la nation. Tous les regards sont tournés vers eux pour éviter une autre crise à cette Cour comme celle de la mi-octobre 2016. L’absence du magistrat Jean-Louis Esambo à l’audience qui devrait autoriser la CENI d’organiser les élections au- delà des délais constitutionnels a fait tâche d’huile dans l’histoire de cette haute instance judiciaire.

Par MKM

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