..."/>

Décrispation politique: condition à la bonne tenue des élections en RDC

franck diongo et diomi ndongala

La non décrispation politique constitue une véritable épine sous le pied de prochaines élections en République démocratique du Congo. Pourtant, lors du dialogue politique tenu au Centre interdiocésain sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), les signataires de l’Accord du 31 décembre avaient approuvé la libération des prisonniers politiques dont les cas les plus emblématiques avaient été soulignés, le retour en République démocratique du Congo, en hommes libres, des exilés politiques, la fin du dédoublement des partis politiques de l’Opposition.

Mais, près d’une année après la signature de ce compromis de la Saint Sylvestre, aucun signal positif n’est enregistré dans ce sens. Ce qui constitue une entrave à la démocratie, alors que le pays se prépare à envoyer le peuple aux urnes. Muyambo, Diomi… demeurent toujours en prison, rejoints par contre par Franck Diongo et d’autres.

Des partis de l’Opposition continuent à être victimes du dédoublement, sous l’œil indifférent des dirigeants attitrés. Les exilés politiques toujours menacés d’arrestation en cas de leur retour au pays. Des opposants traqués, molestés, intimidés, séquestrés… voilà l’image que présente la République démocratique du Congo, pourtant membre à part entière du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies.

En plus, il est interdit toute manifestation publique aux partis politiques, alors que la Constitution consacre cette liberté. Une mesure à deux vitesses car les partis membres de la Majorité présidentielle bravent, au vu et au su des autorités provinciales, cette disposition, en tenant leurs activités régulièrement dans la rue. Ce, sous l’encadrement des éléments de la police, ceux-là même qui dispersent, répriment, interpellent, violentent et arrêtent des leaders politiques et leurs militants lorsqu’il s’agit d’une initiative de l’Opposition.

Au lieu d’apaiser l’environnement politique, on assiste plutôt des messages menaçants extrêmement graves distillés par des hautes autorités de la Police nationale congolais, du reste condamnés par la communauté internationale et d’autres organisations non gouvernementales des droits de l’homme locales et étrangères. Pour une certaine opinion congolaise, le décor est planté pour aller de report en report en ce qui concerne le rendez-vous des urnes en République démocratique du Congo.

*

*

Monter

Login

Lost your password?