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Dénonciation de l’injustice dans l’invalidation de leurs mandats : Parlementaires et femmes de Lamuka à l’assaut de la Cour constitutionnelle hier jeudi

Parlementaires et femmes de Lamuka à l'assaut de la Cour constitutionnelle

Ils exigeaient la réhabilitation au Sénat et à l’Assemblée nationale de leurs élus et ont promis  de continuer à mobiliser la rue!

Des femmes de Lamuka ont été des dizaines à envahir, aux environs de 09h et 10h, la place de la Gare centrale, en plein centre-ville dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, avant de s’engager dans une marche sur le Boulevard du 30 juin pour se rendre au siège de la Cour constitutionnelle. Accompagnées de certains députés nationaux et provinciaux, ces personnes entonnaient, tout au long de la manifestation, des chants et balançaient calicots et autres banderoles pour réclamer la réhabilitation de leurs élus au Sénat et à l’Assemblée nationale qui, selon elles, ont été invalidés injustement par la Haute cour.

Les éléments de la Police nationale congolaise, commis à l’encadrement de cette marche, se sont montrés disciplinés. Ils n’ont pas réagi à certaines provocations de ces membres de Lamuka, surtout au niveau du siège de la Cour constitutionnelle. Les femmes ont été rejointes par des élus invalidés et des militants de ce regroupement politique. Devant la Cour constitutionnelle, les militants de Lamuka ont brulé des pneus et menacé d’accéder aux installations de la Haute cour. Seuls quelques cadres de cette plateforme politique ont été autorisés d’y accéder pour déposer leur mémorandum, mais n’ont pas rencontré le président de cette institution juridique, Benoît Luamba, qui était absent de son lieu de travail.

Pour certains cadres de Lamuka, particulièrement du MLC (Mouvement pour la Libération du Congo), tant qu’ils ne seront pas reçus par le président de la Cour constitutionnelle, ils ne cesseront pas de venir au siège de la Haute cour. Ils tiennent à faire entendre leurs voix et être réhabilités.

Les victimes haussent le ton

C’est dans ce cadre que le député provincial Mike Mukebayi, suspendu de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, a soutenu qu’à travers cette marche et ce sit-in, les parlementaires de Lamuka, la Ligue des femmes de Lamuka et militants exigent la réhabilitation de leurs élus invalidés injustement par la Cour constitutionnelle. Pour lui, les résultats définitifs publiés par la Haute cour doivent se fonder sur la vérité. Ce qui n’a pas été le cas. Voila pourquoi, les manifestants réclamaient  la réhabilitation de Daniel Safu, Daniel Mbau, Raphaël Kibuka, Chérubin Okende, et autres, dont les sièges ont été donnés à d’autres candidats non-élus du Front Commun pour le Congo (FCC), que la Haute cour a préféré envoyer au Parlement.

L’une des victimes des arrêts de la Cour constitutionnelle, a qualifié ces arrêts «d’iniques», Chérubin Okende, membre de la plateforme l’Ensemble pour le Changement, de Moïse Katumbi, qui fait partie aussi de la plate-forme Lamuka, a soutenu, pour sa part, que les arrêts de la Cour constitutionnelle manquent de légitimité.

Hors, pour lui, tous les arrêts de la justice sont prononcés au nom du peuple congolais. Ainsi, ce peuple ne se retrouve pas dans ces décisions juridiques, ils y manquent donc de légitimité. «Nous peinons à installer un État des droits en RD Congo», a déploré Chérubin Okende. Ce dernier a, en suite, soutenu que l’alliance CACH–FCC est médiocre et pleine d’antivaleurs.

Un dernier député national victime, lui aussi, d’invalidation, Daniel Safu, a également martelé contre la coalition au pouvoir.

Par Lucien Kazadi T.

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