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Dès ce lundi : Grève dans les hôpitaux publics!

les Blouses blanches

A la base de cette situation: les revendications des médecins qui exigent une amélioration de leurs conditions salariales tout en déplorant l’indifférence du gouvernement central

A une semaine de la célébration de la journée internationale du travail, fêtée le 1er mai de chaque année, la tension monte déjà entre l’intersyndicale nationale du Congo et le Gouvernement, accusé souvent de ne pas prendre en compte le  contenu du cahier des charges que le monde du travail met à sa disposition concernant les revendications salariales.

En témoigne le coup de colère du Syndicat national de médecins du secteur public de la RDC (SYNAMED),  qui vient d’appeler ses membres à observer un mouvement de grève à partir de ce lundi 23 avril 2018.

A travers cette grève,  qui risque de paralyser les hôpitaux publics, avec toutes les conséquences à craindre  pour le sort de nombreux patients gagne-petit qui ne peuvent se rendre dans les cliniques privées, le syndicat des médecins entend faire pression sur le gouvernement, qui n’a toujours pas réagi positivement face à ces revendications.

A en croire une déclaration faite le jeudi 19 avril 2018 par Roland Nengi, Secrétaire général du SYNAMED,  sur les antennes de Radio onusienne Okapi, les revendications du Syndicat des médecins portent notamment sur l’amélioration des conditions salariales. Le SYNAMED affirme avoir pris cette ultime décision « après avoir épuisé toutes les procédures administratives ».

Agissant à travers leur syndicat, les médecins prestant dans les hôpitaux  publics de la RDC reprochent à l’exécutif national, actuellement représenté par le Premier ministre Bruno Tshibala, de n’avoir pas amélioré leurs conditions salariales, conformément à l’accord signés entre les deux parties.

  Accord  dans lequel le Gouvernement de la RDC avait pris sept engagements, dont ceux portant sur la promotion de grades des médecins, l’amélioration de leur enveloppe salariale, et le paiement de primes de risque à plusieurs nouveaux médecins qui ne bénéficient pas encore de ce droit, alors qu’ils prestent depuis de nombreuses années.

En marge de l’annonce du mouvement de grève des médecins, qui débute ce lundi sur l’ensemble du territoire national, le SYNAMED a déploré le fait que Bruno Tshibala, ainsi que les quatre ministres signataires de l’accord n’aient pas donné suite aux trois correspondances que ce syndicat leur a adressées pour les alerter sur la mauvaise évolution de l’application de l’accord.

«  Après évaluation de l’exécution dudit accord, le SYNAMED a adressé à son excellence monsieur le Premier ministre trois correspondances pour l’alerter de la mauvaise évolution de l’application de l’accord. Toutes ces correspondances sont restées sans suite tant de la part de son excellence monsieur le Premier ministre Tshibala Nzenze que des membres du gouvernement dont quatre ministres signataires de l’Accord », a regretté le secrétaire général du Synamed, Roland Nengi.

Aussi a-t-il rappelé que  12 avril dernier, le SYNAMED avait accordé près de deux semaines de préavis au gouvernement pour répondre aux revendications des médecins. Malheureusement, aucune suite n’a été donnée à ces revendications par l’exécutif national. Une indifférence qui ne peut surprendre, quand on sait que la plupart des ministres et leurs familles vont souvent se faire soigner à l’étranger.

On comprend alors pourquoi le sort de  nombreux patients victimes de  la grève que les médecins congolais vont observer à partir de ce lundi 23 avril,  dans le cadre de la revendication de leurs droits, ne   semble ne pas préoccuper l’actuel locataire de la Primature.

Par DMK

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