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Des insectes d’origine inconnue indisposent les populations du quartier  » Soyo 4  » à Matadi

les milliers d’insectes d’origine inconnue ont fait irruption à Matadi, Chef-lieu de la province du Kongo Central, et plus précisément au quartier  » Soyo 4  » situé dans les périphéries d’Ango-Ango ; indisposant ainsi, le jour comme la nuit, les populations de cette contrée de la ville portuaire de Matadi qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Selon de nombreux témoins dudit quartier approchés par notre rédaction provinciale, il ressort que ces insectes proviendraient d’une cargaison des marchandises en état de décomposition stockée depuis quelques mois à l’entrepôt servant aussi de garage à la société  » Trans-Gazelle  » ; lequel entrepôt est situé le long de la route comprise entre l’Hôpital Général de Référence de Kinkanda et le Poste frontalier angolais de Noki à l’Ouest de Matadi.

L’un des responsables de cette société incriminée qui s’est en effet exprimé sous le couvert de l’anonymat a néanmoins reconnu l’existence, dans leur entrepôt, de quelques sacs de pellettes avariées et dont l’incinération, a-t-il indiqué, a débuté depuis mi-janvier 2016.

Malheureusement, regrette-t-il, pour raison de non-conformité à la réglementation en vigueur en République Démocratique du Congo, cette opération pourtant salvatrice a été brusquement interrompue sur ordre des autorités de la Police de Protection Civile de Matadi qui ont demandé à la société  » Trans-Gazelle  » d’obtenir d’abord de la Coordination Provinciale de l’Environnement du Kongo Central l’autorisation de destruction de ces produits servant d’aliment aux bétails avant de procéder à leur incinération. Ce qu’elle n’a jamais fait.

Toutefois, notre source nous renseigne encore que les démarches seraient déjà en cours du coté des responsables de  » Trans-Gazelle  » en vue de l’obtention, dans un temps record, de ce document devant leur permettre de poursuivre cette opération qui devrait être immédiatement suivie par celle de désinsectisation de toutes les maisons situées dans les périphéries de cet entrepôt.

Etant donné que celles-ci, selon plusieurs observateurs, continuent à subir la loi de ces bestioles qui détruisent tout sur leur passage. C’est-à-dire, les aliments en céréale, les mobiliers en bois, les matelas, les charpentes des toitures…etc. qui, pour l’heure, sont sérieusement infectés avec toutes les conséquences fâcheuses à l’endroit des habitants de cette contrée de Matadi.

A l’occurrence les bébés ; mais aussi les jeunes enfants sans défense qui ne savent plus dormir aisément.
Alors que parmi eux figurent ceux qui se rendent chaque jour à l’école. Allez-y comprendre quelque chose !
Mais aussi paradoxale que cela puisse paraître, l’autorité urbaine ainsi que les responsables d’autres services d’Etat compétents en la matière pourtant saisis en premier de cette situation déplorable continuent, à ce jour, à garder un mutisme béat ; abandonnant ainsi les populations victimes à leur triste sort en lieu et place de prendre des mesures d’urgence qui s’imposent pour les sécuriser.

A noter que d’après une certaine indiscrétion, seuls le Chef de quartier  » Ville-Haute  » et son Adjoint ont effectué tout dernièrement une descente sur le lieu pour faire le constat.

En dehors de ces derniers, laisse-t-on entendre, aucune autre autorité hiérarchique de la ville n’a déjà visité ne fût ce que l’entrepôt concerné pour pousser ses responsables à détruire au plus vite leurs pellettes avariées ; source de ces insectes qui continuent leur propagation à travers ce quartier au point de nuire à la santé de l’homme et à l’environnement de la ville portuaire de Matadi à partir de laquelle les touristes et les étrangers qui y débarquent par son port maritime internationale jugent la République Démocratique du Congo.

Nous espérons que l’autorité urbaine qui est interpellée saisira cette fois ci la balle au bond pour se pencher sur ce dossier qui fait couler beaucoup d’encre et de salive à Matadi et qui nécessite des solutions urgentes.
Surtout lorsqu’on sait qu’à la moindre distraction, ces bestioles s’attaquent très souvent aux yeux de ses victimes à l’instar d’autres parties du corps humain.

Par Dieudonné Muaka Dimbi

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