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Désignation d’Emmanuel Shadary : L’Accord appliqué à 50% estime la CENCO

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Après avoir remué ciel et terre et livré tout le monde à une interminable période de suspense, la famille politique du président sortant Joseph Kabila a fini par dévoiler hier l’identité de l’oiseau rare qui était tant attendu.  Il a pour nom Emmanuel Ramazani Shadary, ancien Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité et actuel secrétaire permanent du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, PPRD en sigle.

A l’annonce de l’identité du candidat du Front Commun pour le Congo, FCC, plate-forme politique dont le Président Kabila est l’autorité morale, les réactions fusent de partout.  Parmi celles enregistrées figure celle de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, CENCO, qui estime pour sa part qu’en jetant son dévolu sur ce cadre du parti présidentiel comme dauphin pour succéder à Joseph Kabila et ipso facto candidat à l’élection présidentielle, l’Accord de la saint Sylvestre est d’applica
tion mais en partie seulement.

Les termes de cet important Accord prévoyaient en effet plusieurs dispositions qui devraient être d’application en vue des élections démocratiques et crédibles et de la décrispation politique.  Mais le parti au pouvoir qui dispose des manettes pour actionner la mise en œuvre des recommandations de la Cenco a opté pour la sélection de celles-ci, privilégiant les unes et rejetant carrément les autres.  Etant certes bien entendu que le FCC est libre de se choisir un dauphin.

Pourtant la mise en application desdites mesures ne devrait préjudicier personne. En quoi par exemple le pouvoir en place serait il perdant en procédant à la libération des prisonniers politiques en vue des élections libres et inclusives ?  Ou encore en autorisant les exilés politiques à regagner librement le pays, en quoi cela gênerait le pouvoir ?

Dans le même ordre d’idées, la nomination du premier ministre et du président du CNSA a été faite de manière cavalière en passant outre la règle du jeu. La réouverture de tous les médias fermés sur décision politico- administrative n’a pas été suivie d’effets escomptés.

   Maintenant que le dauphin de la MP est connu, l’Opposition a tout intérêt à présenter son candidat commun à l’élection  présidentielle de 2018. Car, en y allant en ordres dispersés, elle réduirait ses chances face à la coalition MP – FCC.

Par GO

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