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Droits de l’homme en mai 2018 : rapport sombre de l’Onu sur la RDC

BCNUDH Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'homme

Parmi les raisons avancées par certains partis politiques: l’impartialité de la centrale électorale et l’obstination de cette dernière d’utiliser la machine à voter malgré l’absence d’un consensus sur cet outil décrié

Fidele à sa tradition, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme(BCNUDH) a rendu public hier mercredi 4 juillet 2018 son rapport mensuel sur les violations des droits de l’homme au cours du mois de Mai 2018 où près de 690 cas d’atteintes ont été documentés par cet office des Nations Unies. Ce chiffre représente une augmentation par rapport aux cas documentés au mois d’Avril 2018.

A en croire le BCNUDH, cette hausse reflète essentiellement l’augmentation des violations commises par les agents de l’Etat avec plus de 25 pourcent et en particulier des militaires des Forces Armées de le RDC (FARDC) dans les provinces en conflit.

Dans ce lot, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme note les restrictions de l’espace démocratique.
Cet office Onusien indique dans son rapport mensuel que 78 pourcent des violations des droits de l’homme ont été commises dans les provinces affectées par le conflit et ont entrainé au moins 109 civils dont 19 femmes.

 » Si la protection reste stable, il convient de noter la forte augmentation du nombre total par rapport au mois précédent. Ce mois -ci, les agents de l’Etat ont commis plus de violations dans les zones en conflit (60 pourcent) que les combattants des groupes armés (40 pourcent), avec comme principaux responsables les militaires des FARDC (37pourcent, tandis que les combattants de divers groupes Mai-Mai restent les premiers auteurs parmi les groupes armés(7pourcent). Plus de la moitié de ces violations a été documentée dans la province du Nord-Kivu (273 violations), qui reste la plus affectée, suivie de l’Ituri (66 violations) et du Sud-Kivu (51 violations « , indique la synthèse de ce rapport mensuel.

Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme signale aussi que le nombre élevé de victimes de violences sexuelles liées au conflit, (32 femmes), un homme et 27 filles reste une préoccupation majeure.

Dans le cadre de son programme de protection, le BCNUDH a traité 31 cas de menaces et violations des droits de l’homme de 90 personnes, dont 10 femmes, parmi lesquelles 58 défenseurs des droits de l’homme, 22 journalistes et 10 victimes, sur l’ensemble du territoire de la RDC.

Par GKM

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