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En attendant l’élaboration du budget national : Le timing accordé aux crédits provisoires parait de courte durée

Il se pose pendant ce temps un réel problème du côté gouvernement visiblement engagé dans un combat pour la survie!

En attendant le vote du budget national, la RD Congo recourt aux «crédits provisoires» pour fonctionner et assumer ses différentes charges publiques. Aussi, un crédit provisoire de 557,9 milliards de francs congolais (soit 565493,4 USD) a été sollicité par le gouvernement en décembre dernier, afin de couvrir la période d’un mois, allant du 1èr  au 31 janvier 2017.

Ce délai a été jugé trop court par le Sénat qui a proposé d’étendre ledit crédit au 30 avril 2017. Le projet a pourtant été adopté au niveau de l’Assemblée nationale. Pour l’heure, le timing sur les crédits provisoires demeure imprécis.
Il se pose ainsi un problème réel du côté du gouvernement engagé pour le moment à un véritable combat pour sa survie.

Il  s’est attelé jusque-là à l’élaboration du budget pour l’exercice 2017. Néanmoins par le passé, le gouvernement précédent, dirigé par Matata Ponyo, avait revu à la baisse le budget national, à deux reprises. Il est parti malheureusement sans avoir présenté le nouveau budget.

Sans oublier le fait que la baisse des matières premières au plan international ne facilite pas la tâche à la RD Congo, dont l’économie est soutenue par ces matières premières. La RD Congo, à travers son gouvernement éprouve dès lors énormément de difficultés pour réaliser un budget conséquent pour son développement.

Concernant le timing des crédits provisoires, le projet ayant été adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat ayant suggéré son extension jusqu’à la fin du mois d’avril, la mise en place d’une commission paritaire mixte des deux chambres est vivement souhaitée pour aplanir les divergences.

En outre, le gouvernement doit rentrer à l’Assemblée nationale pour proposer un nouveau projet tout en sollicitant «un crédit provisoire cette fois-ci de quatre mois». Surtout que, la constitution stipule que toute initiative en matière du budget émane du gouvernement et non du Parlement.

Par Lucien Kazadi T.

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