..."/>

Eradiquer la tuberculose d’ici 2035 : L’OMS demande aux gouvernements de passer aux actes

la tuberculose

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), par la bouche de son Directeur général, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, demande aux pays ayant pris l’engagement à mettre un terme à l’épidémie de tuberculose dans le cadre des objectifs de développement durable et de la Stratégie de l’OMS de passer des engagements aux actes.

Il a fait cette déclaration lors de la première Conférence ministérielle mondiale pour mettre fin à la tuberculose à l’ère du développement durable tenue du 16 au 17 novembre dernier en Russie. Le responsable de l’OMS a, dans son discours, voulu tout simplement interpellé les gouvernements du monde et autres partenaires de la nécessité de pouvoir éradiquer la tuberculose.

Il a ensuite déclaré  » qu’entre 2000 et 2016, nos efforts pour combattre la tuberculose ont permis de sauver 53 millions de vie. Soit 6 vies par minutes – pendant 17 ans! Mais malgré ces avancées, le fardeau des souffrances et des décès dus à la tuberculose reste immense. Cette vieille maladie est un fléau pour la race humaine depuis des milliers d’années « .

A en croire le Dr Tedros Adhanom, c’est la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde, avant de signifier que l’année dernière, plus de 10 millions de personnes ont contracté la tuberculose et, à cause d’elle, 1,7 million d’hommes, de femmes et d’enfants ont perdu la vie.

L’orateur souligne en fait qu’environ 45% de tous les cas surviennent dans la Région de l’Asie du Sud-Est, 25% dans la Région africaine, et 17% dans la Région du Pacifique occidental. Sept pays seulement à savoir Afrique du Sud, Inde, Indonésie, Chine, Philippines, Pakistan et Nigéria totalisent près des deux tiers de l’ensemble des cas. Et d’ajouter  » C’est là que nous devons concentrer nos efforts. C’est là que doit être notre ligne d’attaque « .

Comme beaucoup de maladies, la tuberculose, rappel le Directeur général, frappe plus durement les plus pauvres et les plus marginalisés tels que les personnes vivant dans des conditions de promiscuité, les prisonniers, les mineurs, les peuples autochtones, les personnes vivant avec le VIH, y compris les réfugiés et les migrants.  Selon lui, il faudra atteindre ces communautés s’ils veulent véritablement mettre fin à la tuberculose.

Toutefois, les obstacles les plus importants restent la stigmatisation et la discrimination, a-t-il indiqué.  » Chaque fois qu’une personne atteinte du VIH est privée de traitement, nos progrès sont mis en péril. Chaque fois que nous échouons à fournir aux réfugiés des services de santé, nous permettons à la tuberculose de continuer à tuer « , a-t-il poursuivi.

Conformément au cri de ralliement des objectifs de développement durable consistant à  » ne laisser personne de côté « , il estime que plus de 4 millions de personnes infectées par la tuberculose dans le monde sont laissées de côté. Ces personnes, dit-il, ignorent leur état de santé du fait des insuffisances dans le dépistage et la signalisation des cas.

La tuberculose multirésistante

Le patron de l’OMS a également soulevé le problème de la maladie résistante aux antimicrobiens qu’il appelle la tuberculose multirésistante. Cette espèce, martèle-t-il, représente un risque majeur pour la sécurité sanitaire.  » La tuberculose multirésistante sape les progrès accomplis dans le combat contre la maladie depuis des décennies. Le traitement de la tuberculose est déjà contraignant – le traitement standard consiste à prendre quatre médicaments différents pendant 6 mois.

Mais pour la tuberculose multirésistante, les patients doivent subir jusqu’à 2 ans d’un traitement coûteux, douloureux et aux effets toxiques « , s’est-il inquiété. Il s’est tout de même réjoui du fait que la question de la tuberculose multirésistante est désormais inscrite à l’ordre du jour des sommets politiques mondiaux (l’Assemblée générale des Nations Unies l’année dernière, et des réunions du G20, du G7, etc.).

Mettre fin à la tuberculose d’ici 2035

Notons que la résolution adoptée par l’Assemblée mondiale de la santé invite instamment les États membres à adapter et à mettre en œuvre cette stratégie, en assurant un engagement de haut niveau et un financement adapté.  La Stratégie et la résolution soulignent la nécessité de faire participer les partenaires du secteur de la santé et autres. Il est aussi demandé à l’OMS de suivre la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie et d’en évaluer l’impact du point de vue des progrès accomplis par rapport aux jalons et aux cibles fixées pour 2035.

Par Tantia Sakata  

*

*

Monter

Login

Lost your password?