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Etiage annoncé au niveau du fleuve Congo : Kinshasa en mal de consommation de l’énergie électrique

La baisse annoncée du niveau du fleuve Congo, nonobstant les pluies récurrentes qui inondent la ville de Kinshasa, produit d’ores et déjà les effets néfastes tant redoutés. En effet, du point de vue de la fourniture du courant électrique, plusieurs quartiers de la capitale déjà sinistrés, souffrent de multiples délestages, tels qu’annoncés par l’autorité de tutelle.

Fait à la fois étonnant et agaçant à son arrivée aux affaires, le ministre de l’Energie et Ressources hydrauliques, Jeannot Matadi, avait fait une promesse alléchante consistant à mettre un terme au phénomène délestage dans un bref délai. L’engagement du ministre, pourtant frénétiquement applaudi par la population, vient de prendre une autre tournure. Cette fois-ci, le ministère a averti la population congolaise des conséquences immédiates qui découleraient de l’étiage au niveau du fleuve Congo.

De par cette situation, qui frise une contre vérité du fait de l’abondance des pluies, les abonnés de la Société Nationale d’Electricité (SNEL) étaient avertis des perturbations qu’ils allaient connaitre du point de vue de la consommation du courant électrique. Telle une prophétie de malheur, certains quartiers de la capitale voient leur situation passée du mal en pis, de par la fréquence des délestages. Même des quartiers qui semblaient jouir de quelques faveurs commencent à connaitre le douloureux phénomène de délestage.

Un chantier négligé

L’eau et l’électricité avaient figuré parmi les chantiers prioritaires que la RD Congo devrait réaliser. Le résultat, à ce jour, est malheureusement, globalement négatif, tel qu’on peut le constater sur le terrain. Ce qui amène à croire qu’il ne s’agissait que des thèmes de campagne politique au profit de leurs auteurs. Des études scientifiques ont démontré que 30% de la population congolaise ont accès à l’eau et à l’électricité. Non seulement que ces denrées vitales brillent par leur rareté, mais encore elles coûtent les yeux de la tête.

Aux yeux de la population en ce qui concerne la baisse de fourniture d’électricité, l’argument avancé qu’est l’étiage ne convainc pas à cause de la fréquence des pluies à l’Ouest de la RDC qu’à l’Est, il pleut durant les deux saisons. Les turbines du grand barrage hydroélectrique d’Inga ne sauraient donc souffrir d’une carence d’eau.

L’on croit dès lors que la privation d’eau ou d’électricité relève simplement d’un manque de volonté de la part de ceux qui en ont la charge et même de l’incurie voire de l’impéritie. Que bons résultats annoncés ne se réalisent pas tandis que le danger signalé se concrétise, c’est pratiquement de la mauvaise foi.

Par GO

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