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Exploitation des enfants dans les carrières minières au Katanga : Une plainte contre les firmes américaines Google, Microsoft, Tesla et Dell devant la Cour fédérale des Etats-Unis

mine en rdc

IRAdvocates, qui représente 14 plaignants congolais, accuse des firmes américaines d’avoir aidé et encouragé les abus contre des enfants travaillant dans les mines artisanales de cobalt en RDC. C’est ainsi qu’une plainte a été déposée par cette organisation devant la Cour fédérale des Etats-Unis contre les firmes américaines Google, Microsoft, Tesla et Dell.

Aussi, la société civile en RDC pointe t-elle du doigt le Gouvernement congolais qui devrait, selon elle, se rassurer que l’extraction minière dans le pays respecte les droits humains.IRAdvocates, qui est une coalition d’avocats, affirme avoir en sa possession des preuves que des enfants congolais ont été victimes d’une exploitation économique dans les mines de cobalt appartenant à des fournisseurs de pièces de batteries utilisées par le constructeur automobile Tesla et les autres géants américains comme Apple, Microsoft, Dell et Alphabet.

Pour le président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice, Georges Kapiamba, on ne peut pas tolérer que des enfants et des femmes puissent être exploités de cette manière dans des mines. Toutefois pour Me Georges Kapiamba, les responsabilités sont partagées.

« C’est l’Etat qui devrait agir à travers ses services compétents. Mais ces derniers sont dirigés par des personnes qui sont pour la plupart corrompues, et ils laissent faire cette situation. A un autre niveau, ce sont les exploitants eux-mêmes qui ne prennent pas de dispositions pour éviter que leurs produits résultants de cette exploitation ne soient entachés par ce genre d’activités immorales », a-t-il dit à journaliste de Deutsche Welle.

En mars 2018, le Code minier congolais a été révisé. Celui de 2012 était jugé trop favorable aux entreprises étrangères. « Le Gouvernement congolais regrette cette situation et affirme observer les règles en la matière, a dit Papy Pungu Lwamba, vice-ministre des Ressources hydrauliques et Electriques.

« Le gouvernement n’approuve pas que les enfants travaillent dans l’exploitation artisanale. Nous estimons que nous sommes respectueux de la loi. Le code minier a été révisé parce que nous voulions qu’au Congo, qui a une vocation minière, les conditions de travail dans le secteur minier soient assainies et qu’on puisse respecter les normes des droits humains.

Nous sommes donc d’avis qu’il faut respecter les droits humains, respecter les normes dans l’exploitation des mines dans notre pays, mais nous nous sommes aussi d’avis qu’il ne faut pas faire de fatwa. Nous avons un ministère des Droits humains et nous sollicitons que ce dialogue soit permanent pour éclaircir cette question et que les coupables soient punis conformément à la loi « , a -t-il déclaré à Deutsche Welle.

L’Etat congolais démissionnaire

Les autorités congolaises disent attendre d’être officiellement saisies par le Gouvernement américain. Toutefois, Papy Pungu Lwamba déplore le fait que cette plainte ait été déposée devant les juridictions américaines et non celles de la RDC.

En entendant de savoir si l’action collective sera acceptée par la Cour fédérale des Etats-Unis, le politologue congolais Mwayila Tshiyembe pense que même, s’il n’y a aucune garantie qu’elle aboutisse, il était important de tirer la sonnette d’alarme. « Nous sommes encore au début de l’affaire. Au moins le fait que nous en parlions fait qu’il y a un pas qui a été franchi.

Tout le monde doit connaître les malheurs de ces parents et de leurs enfants face à la capitulation du Gouvernement congolais « , a affirmé le Professeur Mwayila Tshiyembe.
En 2018, la production congolaise de cobalt a atteint 44.500 tonnes contre 43.300 tonnes en 2017. La RDC est le premier producteur de cobalt au monde.

Par GKM

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