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Fermant les yeux sur les dernières atteintes aux droits de l’homme à Kinshasa : La France privilégie ses intérêts financiers en RD Congo

emmanuel macron

Une attitude qualifiée d’hypocrisie par des organisations de la société civile en RD Congo après la répression sanglante de la marche pacifique du 31 décembre dernier dans les grandes villes du pays!

Plusieurs organisations de la société civile en République démocratique du Congo ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme une hypocrisie des autorités françaises face aux atteintes graves aux droits de l’homme commises dernièrement en République démocratique du Congo, lors de la marche pacifique organisée le 31 décembre 2017 par les laïcs catholiques.

Selon des sources, notamment les réseaux sociaux, le président français, Emmanuel Macron a préféré fermer les yeux sur ces atteintes graves de droits de l’homme en RDC au profit de quelques intérêts dits économiques, a aussi relevé sur Twitter Floribert Anzuluni, membre du mouvement citoyen «Filimbi».

Une autre organisation de la société civile, Lucha, est allée plus loin en exigeant une campagne de «Boycott France» en RD Congo et partout où des peuples africains sont opprimés avec la complicité de la France.

Les mêmes critiques sont formulées à l’endroit de l’Espagne. Selon le média belge en ligne «Libreafrique», le consortium espagnol «ProInga» a été invité par Kinshasa à déposer une offre commune, avec les Chinois des Trois Gorges, pour construire «Inga 3».

Le chef de file du consortium espagnol est la société ACS, dont le PDG est Florentino Perez, président du Real Madrid et proche du Partido Popular du Premier ministre Mariano Rajoy qui aurait financé la campagne électorale, à en croire cette source de Libreafrique.

Concernant la France, la lettre d’affaires «Africa Energy Intelligence», du 19 Décembre 2017, indique que «Total est la seule grande compagnie pétrolière présente des deux côtés de la frontière ougando-congolaise» qui traverse les gisements pétroliers du lac Albert.

Pour rappel, la licence d’exploration pour le Bloc III, au Congo, doit expirer au cours de ce mois de Janvier 2018. La direction française chercherait donc à obtenir la prolongation de cette licence d’exploitation de ce bloc III en RD Congo. Une délégation de Total-France aurait même eu des entretiens à haut niveau à Kinshasa début décembre 2017.

La Société civile hausse le ton

Des voix s’élèvent de plus en plus en RDC pour dénoncer l’hypocrisie de la France sur les violences politiques survenues dernièrement au Congo/Kinshasa en bloquant une Résolution au Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE condamnant la barbarie avec laquelle les autorités congolaises ont réprimé la marche pacifique du 31 décembre 2017 organisée par des Laïcs catholiques pour exiger l’application des toutes les dispositions pertinentes de l’»Accord politique de la Saint Sylvestre».

D’après une source digne de foi, la France a fermé les yeux sur ces atteintes graves aux droits de l’homme pour protéger ses intérêts. Cela après avoir acheté l’opérateur GSM Tigo, par la firme française Orange qui est en négociations avancées pour l’achat d’un autre opérateur GMS congolais.

Fidèle à ses habitudes

Ce n’est pas la première fois que la France fait preuve d’une telle hypocrisie en RDC. En 1996, alors que les troupes rebelles de l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo(AFDL) avançaient vers Kinshasa, le gouvernement français dirigé à l’époque par le Premier ministre Jacques Chirac s’était montré très ambigu.

Après les élections chaotiques du 28 Novembre 2011 dénoncées par l’ensemble de la Communauté internationale, la France de Nicolas Sarkozy négociait des blocs pétroliers sur le lac Albert, au profit de sa firme Total en Ituri. Dans cette même logique, François Hollande n’avait pas donné une position claire sur la crise postélectorale ayant suivi l’élection présidentielle de 2011 en RDC.

Scrutin qui aurait été remportée largement par l’opposant aujourd’hui décédé Etienne Tshisekedi, leader de l’Union pour la démocratie et le progrès Social (UDPS), selon les données chiffrées fournies à l’époque par l’Eglise catholique en RDC.

Par GKM et LKT

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