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Gratuité de l’enseignement de base : Un moyen pour favoriser la scolarisation de la fille

La gratuité de l’enseignement primaire sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo prendra corps en cette année scolaire 2019-2020. Cette mesure, qui est saluée à sa juste valeur, demeure également une opportunité pour les  petites filles, dont certaines sont privées d’une éducation de base, par manque de minerval. Une situation qui a pénalisé beaucoup d’enfants, surtout les petites filles qui sont  sacrifiées au bénéfice de leurs frères. La raison est que les  filles sont   appelées à se marier un jour. Cela sous-entend qu’étude ou pas, ces  filles  auront  à se retrouver dans le mariage.

Par conséquent, il y a des jeunes filles qui, avec une telle conception, n’ont pas eu la chance d’avoir même un certificat d’études primaires. Ainsi, avec la gratuité de l’enseignement primaire, plusieurs filles seront désormais en mesure de lire et écrire. En plus, c’est un moyen pour augmenter le taux de scolarisation de la fille à ce niveau. Raison pour laquelle, les parents sont censés d’envoyer leurs filles à l’école, parce qu’ils n’auront plus d’excuses en les gardant à la maison. Le problème de l’argent ne constitue plus un obstacle, et le temps où les enfants étaient chassés de l’école est révolu.

Il y a lieu de rappeler que le pays a connu plusieurs campagnes de sensibilisation concernant la scolarisation de la fille. Il était question de favoriser son apprentissage, du fait qu’elle représentait un faible taux par rapport aux garçons. Ce problème ne concernait pas seulement celles vivant dans des zones rurales, mais aussi celles qui se trouvent dans de grandes villes, notamment Kinshasa, capitale de la RD Congo.

En outre, faire baisser  le taux d’analphabétisme de  la jeune fille congolaise est, en réalité, le souhait de ceux qui militent pour les droits de cette catégorie sociale. Appelées à éduquer ses enfants, ces filles, femmes de demain, ont également droit à une éducation pour bien transmettre la matière à leur progéniture qui, d’une manière ou d’une autre, auront besoin d’elles pour une explication lors d’un devoir.

Par Tantia Sakata

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