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Guerre des chiffres autour de la machine à voter

Corneille nangaa ceni

La Ceni préconise une économie de plus de 100 millions USD, des experts de la société civile refutent

L’utilisation de la «machine à voter» par la CENI (Commission électorale nationale indépendante) lors des prochaines élections fixées au 23 décembre 2018 est loin de faire l’unanimité non seulement dans les milieux politiques, mais aussi du côté des partenaires (national et international) au processus électoral.

Si l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique aux Nations-Unies, Nikki Halay, qui n’est pas la seule au niveau international, est catégorique et n’est pas d’accord avec la CENI dans l’utilisation de la machine à voter, au niveau du pays, beaucoup d’organisations de la société civile dénoncent la procédure d’acquisition de cet outil électoral.

Ainsi, la guerre des chiffres est lancée. Pour sa part, la Ceni parle d’une économie de plus de 100 millions USD dans l’utilisation de la machine à voter, sur les 500 millions USD prévus dans la fabrication des bulletins de vote. Des organisations de la société civile, exploitant la thématique éducation civique et élections, semblent ne pas être d’accord, elles aussi, avec la centrale électorale qui a fait fabriquer cette machine en Corée du Sud sans respecter la loi du pays en matière de passation des marchés publics.

Ces organisations soutiennent que la période de sensibilisation, qui vise toutes les personnes enrôlées ( plus de 45.000.000 d’électeurs) sur l’ensemble du territoire national, exige plus de moyens financiers que l’économie de 100 millions USD que compte realiser la centrale électorale congolaise. Surtout que le président de la CENI, Corneille Nangaa, tient à rationnaliser les élections en limitant des dépenses conformément aux recommandations de l’»Accord de la Saint Sylvestre».

L’un des ténors de l’AETA (Agir pour les élections transparentes et apaisées), Gérard Bisambu a fait remaequer au cours d’un «forum sur la promotion de la paix», tenu au centre Médiaspaul de Limete, à Kinshasa, que l’organe chargé des élections n’a pas respecté la procédure en ce qui concerne la loi sur les passations des marchés publics.

Il a expliqué que la Ceni a commencé par faire fabriquer les machines à voter, un projet bien congolais initié par le défunt Abbé Malumalu, pour  procéder par après à l’appel d’offre. «Ce qui ne se fait pas», a-t-il soutenu. Et de préciser, «en matière de passation des marchés publics, il faut commencer par lancer l’appel où des gens viennent soumissionner. Ainsi, celui qui va réunir les conditions, dans un délai bien précis, sera retenu».

  Aussi, la période de campagne de sensibilisation, déjà lancée et qui s’étend jusqu’au mois de décembre 2018, va exiger plus des finances. Il a été noté que la Ceni, avec ses experts, doit sillonner l’ensemble du pays pour sensibiliser chaque Congolais enrôlé sur l’utilisation de la fameuse machine à voter. La Ceni va mobiliser les techniciens de maintenance, et autres experts qui apprennent aux enrôlés comment utiliser la machine à voter.

C’est pour cette raison, que ces organisations de la société civile exigent que la CENI livre les données chiffrées sur la campagne de sensibilisation de la machine à voter.

Par LKT

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