{"id":23679,"date":"2017-07-19T07:54:05","date_gmt":"2017-07-19T07:54:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.latempete.info\/?p=23679"},"modified":"2017-07-19T07:54:05","modified_gmt":"2017-07-19T07:54:05","slug":"23679-2","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.latempete.info\/?p=23679","title":{"rendered":"Prix Th\u00e9\u00e2tre RFI 2017: 13 textes pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Parmi eux \u00a0\u00bb D\u00e9lestage \u00a0\u00bb du RD Congolais David-Minor Ilunga \u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Treize textes in\u00e9dits ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9s\u00a0 \u00e0 l&rsquo;occasion\u00a0 du \u00a0\u00bb Prix Th\u00e9\u00e2tre RFI \u00a0\u00bb 2017.\u00a0 Pour cette quatri\u00e8me \u00e9dition,\u00a0 le comit\u00e9 de lecture du prix RFI Th\u00e9\u00e2tre 2017, dirig\u00e9 par Mireille Davidovici,\u00a0 a retenus\u00a0 ces \u00e9crits pour leurs qualit\u00e9s litt\u00e9raires, dramaturgiques et leur originalit\u00e9. Ces textes seront soumis au vote final du jury compos\u00e9 d&rsquo;artistes et de professionnels, pr\u00e9sid\u00e9 cette ann\u00e9e par l&rsquo;\u00e9crivain ha\u00eftien Dany Laferri\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le jury comprend par ailleurs Marie-Agn\u00e8s Sevestre (directrice du Festival des Francophonies en Limousin),\u00a0\u00a0 ), Lorraine de Sagazan (metteure en sc\u00e8ne, artiste associ\u00e9e au CDN de Normandie-Rouen) ,\u00a0 Anne Alvaro (com\u00e9dienne), Ousmane Aledji (auteur, metteur en sc\u00e8ne, conseiller culturel du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique du Benin, charg\u00e9 du suivi des projets), Hortense Archambault (directrice de la MC93), Denise Chalem (com\u00e9dienne, auteure et metteure en sc\u00e8ne \/ SACD), Claire David (directrice des \u00c9ditions Actes Sud-Papiers), Hassane Kassi Kouyat\u00e9 (metteur en sc\u00e8ne, acteur, directeur de la sc\u00e8ne nationale de Martinique), Muriel Maalouf (journaliste \u00e0 RFI), Gaelle Massicot Bitty (responsable P\u00f4le Spectacle vivant et Musiques de l&rsquo;Institut fran\u00e7ais) et Fran\u00e7ois Rancillac (directeur du Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Aquarium).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour cette \u00e9dition, le comit\u00e9 de s\u00e9lection a re\u00e7u 172 candidatures en provenance de 23 pays d&rsquo;Afrique, de l&rsquo;Oc\u00e9an indien, des Cara\u00efbes (hors France d&rsquo;outre-mer), du Proche et Moyen-Orient. Le \u00a0\u00bb Prix Th\u00e9\u00e2tre RFI \u00a0\u00bb 2017 sera remis \u00e0 Limoges, le dimanche 24 septembre prochain, durant le\u00a0 Festival Les Francophonies en Limousin.<\/p>\n<p><em><strong>La s\u00e9lection<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>&#8211; La rue bleue de Sedjro Giovanni Houansu (B\u00e9nin)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un jeune homme traverse, en pleine nuit, dans sa grosse voiture, un quartier d\u00e9labr\u00e9 de la ville. Il cr\u00e8ve et demande au vulcanisateur de r\u00e9parer son pneu. Que vient faire ce bourgeois dans ces bas-fonds dangereux, infest\u00e9s de malfrats et de milices ? Une veille femme aveugle, un peu sorci\u00e8re fait jaillir la voix int\u00e9rieure de l&rsquo;homme qui r\u00e9v\u00e8le aux lecteurs les raisons de sa pr\u00e9sence, tandis qu&rsquo;une bande arm\u00e9e est \u00e0 ses trousses.<\/p>\n<p><strong>&#8211; Le tableau pas complet de Mylene Ntamengouro (Burundi)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une petite fille se r\u00e9veille au milieu de nulle part. Elle rencontre un vieil homme, qui l&rsquo;attend depuis longtemps. Pour comprendre ce qui lui arrive, elle doit le suivre. Ce parcours est ponctu\u00e9 par un conte que lui raconte un jeune gar\u00e7on. Pour finir, elle retrouve son nom. Le puzzle est enfin reconstitu\u00e9. Espoir de voir les lauriers repousser, comme dans la chanson qui d\u00e9marre et cl\u00f4t cette pi\u00e8ce onirique et po\u00e9tique.<\/p>\n<p><strong>&#8211; Mille et une femmes de Constantin Libert\u00e9 Kouam Tawa (Cameroun)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;auteur \u00e9voque la femme dans tous ses \u00e9tats : une longue liste de courtes phrases, chacune introduite par \u00a0\u00bb Celle qui \u00ab\u00a0. \u00a0\u00bb Une pi\u00e8ce- mat\u00e9riau, pr\u00e9cise-t-il, qui tient aussi bien du th\u00e9\u00e2tre que de la griotique, pour autant d&rsquo;acteurs que possible. \u00a0\u00bb Tr\u00e8s po\u00e9tique, rythm\u00e9e, cette \u00e9num\u00e9ration polyphonique appelle une r\u00e9alisation sc\u00e9nique chant\u00e9e-parl\u00e9e, musicale et chor\u00e9graphique.<\/p>\n<p><strong>&#8211; La poup\u00e9e barbue d&rsquo;Edouard Elvis Bvouma (Cameroun)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une petite fille s&rsquo;adresse au gar\u00e7on qui l&rsquo;a sauv\u00e9e des griffes des rebelles. Ce monologue \u00e9voque, en mots imag\u00e9s, les s\u00e9vices qu&rsquo;elle a subis en tant qu&rsquo;enfant soldat. En possession d&rsquo;une arme, elle veut participer au combat pour se venger : \u00a0\u00bb Je veux jouer \u00e0 la guerre\/ Je veux un nom de guerre\u2026 \u00a0\u00bb Une langue rythm\u00e9e, qui crache comme des salves de kalachnikov, et qui provoque l&rsquo;\u00e9motion.<\/p>\n<p><em><strong>Et<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>&#8211; Debout un pied de Denis Sufo Tagne (Cameroun)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un port, au bout d&rsquo;une jet\u00e9e, une femme attend un bateau. Un homme se joint \u00e0 elle pour profiter du passage\u2026 La conversation tourne autour de l&rsquo;\u00e9tat du pays, de la n\u00e9cessit\u00e9 de le quitter. Et des emb\u00fbches du voyage. Or le passeur s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre un ami de l&rsquo;homme, disparu sans laisser d&rsquo;adresse, mais qui n&rsquo;est en fait jamais parti\u2026 Vont-ils enfin tous embarquer ? L&rsquo;Ind\u00e9fini &#8211; l&rsquo;auteur- introduit et commente l&rsquo;action et manipule ses personnages. Il introduit une ambiance trouble qui maintient la tension dramatique jusqu&rsquo;au bout.<\/p>\n<p><strong>&#8211; Verso Recto de Sylvie Dyclo-Pomos (Congo)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un homme et une femme hantent le cimeti\u00e8re face \u00e0 une bo\u00eete de nuit et un commissariat de police. Fauch\u00e9s par la violence, ils sont morts et, loin d&rsquo;avoir trouv\u00e9 la paix, r\u00e9clament vengeance pour que cessent les crimes que les humains continuent \u00e0 perp\u00e9trer. \u00a0\u00bb Les vivants ont ma\u00eetris\u00e9 l&rsquo;art de tuer, les macchab\u00e9s ont compris l&rsquo;art de vivre. \u00a0\u00bb Telle est la conclusion de cette pi\u00e8ce dont l&rsquo;humour macabre d\u00e9nonce la folie des hommes.<\/p>\n<p><strong>&#8211; Longues sont mes nuits de Faustin Keoua Leturmy (Congo)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une m\u00e8re veille son enfant br\u00fblant de fi\u00e8vre. Elle lui conte sa malheureuse histoire : abandonn\u00e9e par son compagnon, r\u00e9pudi\u00e9e par ses parents, elle n&rsquo;a plus de quoi nourrir ses deux petits gar\u00e7ons.<\/p>\n<p><strong>&#8211; L\u00e0-bas de Fid\u00e8le Kofi (C\u00f4te d&rsquo;Ivoire)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur le point d&rsquo;\u00eatre embarqu\u00e9 de force dans un avion en partance pour le \u00a0\u00bb Continent Pistolet \u00ab\u00a0, un sans-papiers hargneux est gard\u00e9 dans un commissariat par un flic noir raciste et arm\u00e9, le temps que finisse la gr\u00e8ve de vingt-quatre heures \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport. Mais la froide et solitaire nuit est longue pour les deux hommes. Ils vont s&rsquo;affronter : leurs \u00e9changes men\u00e9s sur un tempo \u00e9nergique m\u00e9nagent des retournements de situations qui font du dialogue un moteur de l&rsquo;action.<\/p>\n<p><em><strong>Autres textes<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>&#8211; Reconstruction(s) de No\u00e9 Beaubrun (Ha\u00efti)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pr\u00e9sident d&rsquo;Ha\u00efti s&rsquo;est retir\u00e9 dans l&rsquo;unique biblioth\u00e8que du pays et depuis trois ans passe son temps \u00e0 lire et \u00e0 philosopher \u00a0\u00bb pour se reconstruire \u00ab\u00a0. Le peuple se plaint de cette inaction par la voix de l&rsquo;opposition tandis que les ministres s&#8217;emploient \u00e0 ne rien faire pour se reconstruire pour leur propre compte avec l&rsquo;argent des imp\u00f4ts et des ONG\u2026 Le public est appel\u00e9 \u00e0 participer aux p\u00e9rip\u00e9ties de cette farce politique qui brocarde un r\u00e9gime immobile et corrompu depuis des d\u00e9cennies.<\/p>\n<p><strong>&#8211; Quai des ombres de Faubert Bolivar (Ha\u00efti)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s le tremblement de terre en Ha\u00efti, des personnages errent dans les ruines, au milieu des fant\u00f4mes. Fauch\u00e9s en pleine vie. D\u00e9j\u00e0 happ\u00e9s, morts-vivants, par le ch\u0153ur des ombres&#8230;<\/p>\n<p><strong>&#8211; D\u00e9lestage de David-Minor Ilunga (RD Congo)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un homme qu&rsquo;on s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 expulser raconte. Pris pour un terroriste, il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9, sans papiers, puis interrog\u00e9 par deux flics dans un centre de d\u00e9tention. La juge \u00e0 laquelle il adresse son r\u00e9cit l&rsquo;interroge \u00e0 son tour : \u00a0\u00bb C&rsquo;est une maladie chez vous, improvis\u00e9e ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vous n&rsquo;avez jamais de plan ? Pourquoi j&rsquo;y vais, comment j&rsquo;y vais, avec quoi j&rsquo;y vais, qu&rsquo;est-ce que je vais y trouver, comment je vais y vivre, o\u00f9, quand, combien de temps ? \u00a0\u00bb Il lui explique : \u00a0\u00bb Comment \u00e7a pas de plan ? \u00c7a se r\u00e9sume \u00e0 l&rsquo;instant : survie-survie et survie. C&rsquo;est comme \u00e7a quand on vit dans une soci\u00e9t\u00e9 de d\u00e9lestage, m&rsquo;dame. \u00a0\u00bb L&rsquo;homme finit par regretter son pays qu&rsquo;il a pourtant fui pour \u00a0\u00bb se d\u00e9brouiller \u00a0\u00bb en Belgique.<\/p>\n<p><strong>&#8211; Ar\u00e8nes int\u00e9rieures de Kokouvi Dzifa Galley (Togo)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un homme se pr\u00e9pare au combat. Le jeune coq affronte en corps \u00e0 corps le fr\u00e8re de celle qu&rsquo;il aime. Il esp\u00e8re, par sa victoire, gagner malgr\u00e9 tout le c\u0153ur de l&rsquo;aim\u00e9e. Retour aux vestiaires. Le jeune homme a perdu et crache sa d\u00e9sillusion. Rythm\u00e9, percutant, dans un style ramass\u00e9 et muscl\u00e9, un long po\u00e8me \u00e9pique et guerrier qui ne d\u00e9bande pas.<br \/>\nUn texte dense, \u00e9trange, fortement ancr\u00e9 dans l&rsquo;ambiance et la vie d&rsquo;un quartier.<\/p>\n<p><strong>&#8211; Les invisibles de Hicham Lasri (Maroc)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un hall d&rsquo;immeuble, en France. Un ma\u00e7on arabe a l&rsquo;impression de devenir invisible. Il croise une voisine d\u00e9laiss\u00e9e, puis un homme qui ne vit que la nuit et un autre qui voit dispara\u00eetre les a tout ce qu&rsquo;il regarde\u2026 Une voix homme -le narrateur- introduit l&rsquo;action, accompagne ces personnages, les d\u00e9crit, commente\u2026 : une m\u00e9taphore cruelle sur la solitude des petites gens dans une soci\u00e9t\u00e9 qui les nie\u2026 Ce monologue poignant \u00e9voque la dure condition des femmes.<\/p>\n<p><strong>But du prix<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le \u00a0\u00bb Prix Th\u00e9\u00e2tre RFI \u00a0\u00bb a pour objectif de promouvoir la richesse des \u00e9critures dramatiques contemporaines francophones du Sud et de favoriser le d\u00e9veloppement de carri\u00e8re de jeunes auteurs, \u00e9crivant en fran\u00e7ais. RFI et ses partenaires offrent au laur\u00e9at un soutien professionnel et une exposition m\u00e9diatique \u00e0 travers une dotation financi\u00e8re attribu\u00e9e par la SACD ;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l&rsquo;organisation d&rsquo;une r\u00e9sidence en France, \u00e0 la Maison des Auteurs de Limoges et au Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Aquarium avec le collectif A mots d\u00e9couverts, financ\u00e9e par l&rsquo;Institut fran\u00e7ais ; une r\u00e9sidence de travail au plateau suivi de lectures publiques au CDN Normandie-Rouen qui rejoint cette ann\u00e9e les partenaires du Prix, une promotion du texte et une mise en ondes sur les antennes de RFI.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est organis\u00e9 en partenariat avec le Festival des Francophonies en Limousin, l&rsquo;Institut fran\u00e7ais, la SACD, le th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Aquarium et le CDN Normandie-Rouen. Ce prix poursuit l&rsquo;engagement de RFI dans la cr\u00e9ation th\u00e9\u00e2trale apr\u00e8s le succ\u00e8s des cycles de lectures en public organis\u00e9s au Festival d&rsquo;Avignon et diffus\u00e9s sur les antennes \u00c7a va, \u00e7a va l&rsquo;Afrique ! (2013) et \u00c7a va, \u00e7a va le monde ! (2014, 2015, 2016, 2017).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2014, le \u00a0\u00bb Prix Th\u00e9\u00e2tre RFI \u00a0\u00bb a r\u00e9compens\u00e9 Chemin de fer,\u00a0 texte du Congolais\u00a0 Julien Mabiala Bissila.\u00a0 En 2015, c&rsquo;est la\u00a0 Libanaise Hala Moughanie qui a \u00e9t\u00e9 distingu\u00e9e avec son texte\u00a0 Tais-toi et creuse.\u00a0 Et en 2016, c&rsquo;est\u00a0 le Guin\u00e9en Hakim Bah qui a \u00e9t\u00e9 choisi pour Convulsions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Par Yves Mitondo<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parmi eux \u00a0\u00bb D\u00e9lestage \u00a0\u00bb du RD Congolais David-Minor Ilunga \u00a0 Treize textes in\u00e9dits ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9s\u00a0 \u00e0 l&rsquo;occasion\u00a0 du \u00a0\u00bb Prix Th\u00e9\u00e2tre RFI \u00a0\u00bb 2017.\u00a0 Pour cette quatri\u00e8me \u00e9dition,\u00a0 le comit\u00e9 de lecture du prix RFI Th\u00e9\u00e2tre 2017, dirig\u00e9 par Mireille Davidovici,\u00a0 a retenus\u00a0 ces \u00e9crits pour leurs qualit\u00e9s litt\u00e9raires, dramaturgiques et leur originalit\u00e9. 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