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Invalidation de certains députés nationaux : Félix Tshisekedi fournit des renseignements à Benoît Lwamba qui promet des enquêtes

Félix Tshisekedi et Benoît Lwamba

Le  Président de la Cour constitutionnelle a indiqué que les 1240 dossiers de recours étaient humainement difficiles à traiter par 7 juges endéans 60 jours

Par rapport aux informations à sa disposition, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu  hier lundi 17 juin 2019 à la Cite de l’Union Africaine, le Président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba pour s’enquérir de la situation prévalant autour des invalidations de certains députés nationaux, dont la plupart sont déplorés.

Ainsi, au sortir de l’audience, ce président de la haute cour a soutenu que le Président de la République lui a fourni les enseignements qu’il avait sur cette question d’invalidation que les juges de la Cour constitutionnelle vont comparer avec les réalités des dossiers en recours afin que soit poursuivi les personnes qui s’y sont rendues coupables.

Répondant aux préoccupations sur une éventuelle corruption de certains hauts magistrats, le Président de la Cour constitutionnelle a fait savoir que «la corruption constitue une infraction dans la législation pénale congolaise». C’est pourquoi, il a affirmé qu’il y aura des enquêtes pour permettre à ce que les coupables, une fois détenus, soient sanctionnés conformément à la loi dans le pays.

Il faut souligner que le Président Félix A. Tshisekedi a aussi convoqué le Président Benoît Lwamba pour savoir pourquoi est-ce que la Cour constitutionnelle est allé largement au-delà de deux mois du délai que lui fixe la Constitution dans le cas d’examen des recours introduits en contentieux électoral.  Le président de cette haute cour a expliqué au chef de l’État, selon les sources présidentielles, que la Cour constitutionnelle avait réceptionné plus de 1240 dossiers de recours qui devaient être traités par 7 hauts magistrats. Pour lui, en deux mois, humainement parlant, ce n’était pas possible.

Il a profité également de cette occasion pour donner sa position sur la réaction de la population qui a déploré les invalidations des mandats des députés nationaux. Une situation qu’il a relevé d’être une matière purement politique. «En politique, il y a trop de passions», a-t-il aussi soutenu. Et d’ajouter, «il y a plus de 15.000 candidats à la députation nationale pour 500 sièges prévus à la Chambre basse du Parlement. Ceux des candidats qui ne s’avouaient pas vaincus ont introduit des recours en contentieux électoral.

C’est qui explique ces 1240 dossiers de recours».  Soulignons par ailleurs qu’une commission spéciale devrait être mise sur pied à la Cour constitutionnelle pour s’atteler sur ces dossiers d’invalidations déplorées tout au long de la semaine dernière. Le Président de la Cour constitutionnelle  avait fait de cette proposition le vendredi 14 juin quand il recevait la délégation de LAMUKA .

Par Lucien Kazadi T.

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