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Journée mondiale de la population : Une célébration dans l’indifférence légendaire de Kinshasa

Ainsi que nous l’avions rappelé  dans notre livraison le mercredi, toutes les nations du monde libre célèbrent le 11 juillet de chaque année la journée mondiale de la population! En République démocratique du Congo, où de graves problèmes liés au respect et à la défense optimale des droits de l’homme se posent avec acuité, la population n’a pas été honorée à cette occasion, comme à tant d’autres pareilles d’ailleurs dans le passé.

Issue de la journée des cinq milliards, célébrée le 11 juillet 1987, cette journée a pour objet d’attirer  l’attention des décideurs, y compris des associations œuvrant dans le domaine sur l’urgence et  l’importance des questions de population, notamment dans le cadre des plans et   programmes généraux de développement ainsi que  sur la nécessité de trouver des solutions. Des sources de l’ONU indiquent que la journée mondiale de la population « Edition 2018 » est célébrée sous le thème : « la planification familiale fait partie des droits de l’homme»

Cadet des soucis  des dirigeants

A partir de ce thème central pour l’année 2018 on pourrait se poser énormément de questions en rapports  avec les devoirs des Etats vis-à-vis  de leurs populations respectives. S’agissant particulièrement de  l’Etat Congolais, on profiterait de l’occasion ainsi offerte pour demander  dans quelle mesure les pouvoir publics dans ce pays prennent soin de la population dans tous les domaines !
L’image de la RDC en matière de population est connue de par le monde.

Un pays excessivement riche de ses ressources naturelles,  mais où la population n’accède pas au strict minimum garanti, où la peur du lendemain est l’état manifeste dans toutes les familles où, enfin, le  goût de vivre n’existe plus  pour l’immense majorité des citoyens. En clair, cadet  des soucis des dirigeants, la population de la RD Congo n’a pas été honorée à l’occasion de la journée du 11 juillet.

En lieu et place des encouragements de toutes sortes qui viendraient du gouvernement, elle a été contrainte à Kinshasa à une longue marche à pieds à travers les 24 communes, suite à de graves perturbations survenues, que le gouverneur  de la capitale est seul capable d’expliquer devant l’Eternel !

A cette même date, des produits alimentaires de première nécessité ont connu une hausse de prix spectaculaire à travers plusieurs régions de l’arrière pays, sous l’œil amusé  de responsables à tous les niveaux.

Et que dire de l’insécurité ayant émaillé le pays à la veille même de cette date  mémorable où la coupe du monde  de football a tenté vainement d’enjoliver ? La parole pour répondre à la question posée est au gouvernement !

Par Bampriki Chamira

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