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Kalamu : Un terrain en face du centre Lindonge vendu à un sujet indien

Le quartier Kauka, situé dans la commune de Kalamu, à Kinshasa, a connu des moments tout à fait particuliers la semaine dernière, marqués par des tensions suite à l’occupation, par un sujet indien, de l’espace entre les avenues Victoire et Université, juste en face du centre catholique Lindonge. Tous ceux qui sont habitués à opérer sur ce site (vendeuses, tenanciers de terrasses et restaurants de fortune, ainsi que des commissionnaires des véhicules et immobiliers) ont été surpris de la forte présence des policiers et chassés comme des malpropres par ces derniers, dès les premières heures de la matinée, au cours de laquelle  on avait assisté au déguerpissement et casse de certains biens de particuliers.

Selon certains témoins trouvés sur place, ces agents de l’ordre n’ont fait qu’exécuter l’ordre qui leur était donné de sécuriser l’endroit et permettre à ce qu’il soit clôturé en attendant la construction, dans les jours les plus proches, d’une station service. Il convient de signaler que cette décision n’a pas été facilement digérée par ces vendeurs, habitués à faire leur commerce sur ce site. C’est ainsi qu’il y a eu une petite résistance, face à laquelle les agents de l’ordre étaient obligés à recourir à la force pour disperser la foule en colère, permettant ainsi au nouvel acquéreur de poser la première pierre, annonçant le début d’un chantier.

Une situation trop inquiétante selon certains observateurs avisés, qui veulent connaitre  les raisons ayant amené les autorités urbaines à céder cet espace-référence pour la construction d’une station-essence appartenant à un Indien.  Les habitants de Kauka lancent un appel à ces autorités et espèrent qu’elles reviennent à la raison en libérant cet espace, qui permet à près d’une centaine de familles à continuer à vivre du commerce.   Il faut également préciser que ce site, en face du Centre Lindonge, servait aussi de funérarium pour les habitants du coin à faible revenu, leur permettant de dépenser moins pour pleurer leurs morts.

Par Thony Kambila

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