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« Kin Bopeto » bat de l’aile

Lancement de Kin Bopeto par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi Tshilombo

L’opération lancée en grande pompe par le chef de l’Etat il y a trois mois tarde à produire des effets visibles
Par YHR

Lancée à grand renfort de publicité  par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le 19 octobre dernier, l’opération d’assainissement de la ville province de Kinshasa dénommée pompeusement   »  Kin-Bopeto « , ne convainc pas de nombreux Kinois.

Trois mois après le lancement de Kin Bopeto, l’opinion s’interroge encore sur l’impact réel de cette campagne de salubrité dans leur vécu quotidien. En effet, les résultats ne semblent pas, pour l’instant, à la hauteur des espoirs mis dans cette initiative, au regard de la saleté constatée dans la capitale de la RD Congo.

Des immondices partout

Ainsi les tas de détritus demeurent visibles jusque sur le boulevard du 30 juin, censée être l’artère la plus prestigieuse de la capitale. Dans la commune de Bandalungwa au niveau de l’avenue Kasa-Vubu, les immondices résultant du curage des divers caniveaux de cette commune demeurent trop longtemps entassés sur le rebord de routes, n’attendant que les pluies pour retourner dans les caniveaux d’où ils avaient été tirés, comme dans d’autres parties de Kinshasa.

Vers le pont dit des  » Chinois « , au niveau de la 1ère  rue, dans la commune de Limete et au  pont Bongolo, sur la rivière Kalamu, les objets en plastique y sont toujours aussi nombreux. Il y a encore des décharges publiques au croisement des avenues Victoire et Université, dans la commune de Kalamu, de l’avenue Saio, dans la commune de Kasa-Vubu, celle de l’avenue des huileries juste après l’avenue Kabinda, dans la commune de Kinshasa, pour ne citer que ces cas là.

363 millions de dollars/an pour nettoyer Kinshasa

Les observateurs ont d’ailleurs constaté le peu d’engouement des personnes engagées pour nettoyer les rues. Il y a aussi le peu de résultat des appels lancés par les divers chefs de quartier pour le  » salongo  » du samedi.
Les moyens annoncés par le gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila Mbaka, semble manquer à l’appel, sauf concernant la campagne médiatique, qui frise le matraquage. Les rumeurs de détournements semblent par ailleurs avoir refroidi l’enthousiasme du public.

Plusieurs questions se posent: les Kinois ont ils réellement changés de mentalité dans la gestion des déchets tant ménagers qu’industriels? Les déchets, sont-ils bien gérés ? Les rues, sont-elles assainies ? La ville a-t-elle retrouvée sa robe d’antan? Est-elle redevenue Kin-la belle?

Ne pas décevoir les Kinois !

Cette vaste campagne d’assainissement à laquelle le gouvernement provincial devra supporter à la hauteur de 363 millions de dollars chaque année tend à rejoindre tous les autres projets fiascos menés par les différents gouverneurs ayant succédé à la tête de Kinshasa jadis la belle. De Jean Kimbunda avec son opération  » coup de poing  »  ou  » likofi « , en passant par André Kimbuta et son  » Kin-propre « ,  » Kin-Bopeto « , énième avatar de ce concept, semble suivre le même chemin que ses prédécesseurs.

Et pourtant, cette opération se présentait, à en croire l’autorité de la ville, comme un remède quant à la politique d’évacuation des immondices dans la ville, en passant par le changement des mentalités des Kinois sur la gestion des immondices. A la longue l’échec annoncé de cette opération risque de rejaillir sur le président de la république, qui s’était mis en avant dans cette campagne, en la lançant personnellement.

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