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Kongo Central : Des pistes de solutions pour une sécurisation maximale de la santé dans les frontières

Les responsables du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF) ont initié tout dernièrement à Matadi, capitale de la province du Kongo Central, une importante rencontre qui les a mis autour d’une même table avec les représentants du ministère provincial en charge de l’intérieur, de la sécurité et de l’ordre public ainsi que ceux de la division et de l’inspection  provinciales de la santé. Les partenaires techniques et financières de la santé parmi lesquels l’OMS et l’UNICEF n’ont pas non plus été oubliés.

A cet effet, il était question de faire ensemble l’évaluation de la situation sanitaire qui prévaut dans certains points d’entrée opérationnels dans les territoires de Moanda et de Songololo qui, selon le constat malheureux fait sur terrain par des experts sanitaires de la province, présentent encore beaucoup de risques des maladies transfrontalières à caractère épidémique. Et cela, dans un contexte de morbidité humaine permanente.

Parmi ces points d’entrée opérationnels ciblés figurent notamment ceux de Yema-Village, Malongo, Nsiamfumu, Lukula, Katala…etc. pour le territoire de Moanda ; ainsi que ceux de Luanika, Lumueno-Nzinga, Nkama, Nkata-Nkondo…etc. pour celui de Songololo. Tous ces points d’entrée opérationnels, renseignent nos sources concordantes, n’ont jamais été couverts par les services d’Etat. De cela, ils fonctionnent de manière informelle. Conséquence inévitable, ils servent des couloirs à des diverses maladies transfrontalières que contractent les Congolaises et Congolais.

Cependant, pour une sécurisation maximale de la santé dans les frontières congolaises de la province du Kongo Centrale, les parties prenantes à cette rencontre purement sanitaire qui se sont en effet référées à la cartographie locale de la morbidité pour la santé publique ont à cet effet trouvé quelques pistes de solutions.

Pour ce faire, un cahier de recommandations à été élaboré à l’intention des autorités tant nationales que provinciales. Au nombre desdites recommandations figurent à l’avant-plan  la couverture, par les services compétents en la matière, de tous les points de passage vers les pays voisins limitrophes qui, contre toute attente, fonctionnent de façon informelle.

Très affectée par cette situation catastrophique, la communauté humanitaire de la province pense déjà utiliser les résultats qui proviendront de cette couverture en vue d’améliorer le plan de contingence susceptible de freiner l’élan que prenne de plus en plus ce fléau que tout le monde déplorable. Surtout lorsqu’on sait qu’en 2016, le territoire de Moanda a connu deux épidémies importées de la République sœur d’Angola qui, malheureusement, ont entrainé des pertes en vies humaines tant du coté de la RD Congo qu’à celui d’Angola.

Il s’agit notamment de la fièvre jaune et de cholera. D’où l’importance de cette rencontre initiée par les autorités provinciales du PNHF.

Par Dieudonné Muaka Dimbi

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