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La coalition CACH – FCC en péril

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Des « faucons » tentent de bloquer Fatshi via le Sénat !
A travers leur imposition à la tête de la chambre haute du parlement, ces personnalités controversées et sous le coup des sanctions de l’UE auraient, entre autres, comme missions de  bloquer le nouveau chef de l’Etat et modifier la Constitution, afin de permettre à Joseph Kabila de se représenter en 2023

Le changement prôné par le nouveau chef d’État congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo aux lendemains de la passation démocratique « pacifique et civilisée » de pouvoir entre lui et son prédécesseur Joseph Kabila serait-il  mal digéré par certains  « faucons » de l’ancien régime, jusqu’à vouloir  déjà mettre en péril la coalition CACH – FCC ? On est tenté de répondre par l’affirmative après le choix que l’ancien président de la République Joseph Kabila, autorité morale du Front Commun pour le Congo, FCC en sigle, vient de porter sur le très controversé sénateur Alexis Thambwe Mwamba comme candidat du FCC au poste de président du bureau définitif de la Chambre haute du Parlement.

En effet, ce choix  qui ne ferait unanimité au sein de la famille politique de l’ancien chef d’Etat,  au regard du rôle que l’ancien ministre FCC Thambwe Mwamba avait joué au sein de l’ex- rébellion RCD (celle-là même qui avait abattu un avion de ligne à l’Est du pays et tué ainsi de nombreux civils innocents), vient d’être officialisé par le FCC, après une réunion ayant rassemblé les sénateurs FCC autour de Joseph Kabila, dans la ferme de celui-ci, à Kingakati, dans la périphérie de  Kinshasa.

L’officialisation de la candidature de Thambwe Mwamba ( un cadre du PPRD) à la Chambre haute du parlement et le soutien que l’ancien président de la république à ladite candidature n’a pas manqué pas d’étonner plusieurs observateurs avertis.

Car, en plus de son arrogance perçue parfois comme du mépris, cet homme très proche de Joseph Kabila et sur qui celui-ci vient de porter son choix pour diriger aujourd’hui le Sénat fait partie des personnalités congolaises qui sont encore sous le coup des sanctions internationales, notamment celles de l’Union Européenne, pour avoir fait,  dans un passé récent,  obstruction à la bonne marche de la démocratie en RDC.

Les sanctions européennes frappent aussi d’autres proches de l’ancien président congolais. C’est le cas notamment de l’ancien ministre PPRD de l’Intérieur Evariste Boshab aujourd’hui devenu sénateur et dont l’autorité morale  du FCC soutiendrait également la candidature pour le poste de 1er Vice-président du sénat !

Objectif : bloquer Fatshi

Pourquoi Joseph Kabila recoure-t-il aujourd’hui à des personnages controversés et au passé politique trop chargé pour diriger une institution importante comme le Sénat, alors que ce ne sont pas des cadres compétents, acceptables et susceptibles de recueillir un certain consensus qui manquent au FCC ?

D’aucuns voient derrière ces manœuvres un combat d’arrière-garde de la part de l’ancien chef de l’Etat congolais de vouloir bloquer son successeur en réduisant sa marge de manœuvres via le Parlement où les députés et sénateurs FCC sont majoritaires, pour tenter de récupérer politiquement la situation, et de rêver éventuellement d’un retour au devant de la scène.

Ce retour éventuel de Joseph Kabila au devant de la  scène politique, certains de ses « faucons », notamment ceux que l’ex-président veut faire élire au bureau définitif du sénat, l’envisageraient à travers la modification de certains articles de la Constitution en vigueur.

Mais, là où le bât blesse au sein du FCC, c’est lorsque toutes ces manœuvres sont faites en recourant uniquement aux cadres du PPRD, sans prendre en compte les frustrations qu’elles causent dans les rangs des partis alliés membres de cette plate-forme politique.  Et parmi les regroupements politiques qui semblent aujourd’hui frustrés par les faveurs faites au PPRD figure, entre autres le regroupement AFDC – Alliés cher au sénateur Modeste Bahati Lukwebo dont les membres ne s’empêchent plus de hausser la voix.

Visiblement irrités par ce qu’ils considèrent comme de l’injustice dont l’AFDC-A serait victime, des membres de ce regroupement politiquement multiplient actuellement des messages de soutien à l’endroit du sénateur Bahati, pour l’exhorter à briguer aussi la présidence du bureau définitif de la Chambre haute du Parlement.

Aux dernières nouvelles, on apprend que l’élu du Sud-Kivu a fini par répondre positivement aux appels des membres de son regroupement politique, en briguant aussi la présidence du bureau définitif du Sénat. Va-t-il maintenir cette candidature jusqu’au jour du vote, ou finira-t-il par la retirer ? Et qui de Thambwe Mwamba et Bahati Lukwebo l’emportera par la voie des urnes, au cas où les deux candidats FCC se présentaient tous devant les sénateurs le jour du vote ? Attendons voir.

Par DMK

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