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L’antipathie de Kinshasa à l’endroit de l’occident déborde : Les observateurs électoraux de l’UE indésirables en RDC

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Des millions d’électeurs  qui se préparent aux scrutins majeurs du 23 décembre prochain suspectent la CENI d’être de connivence avec le pouvoir pour faciliter la fraude

Des sources proches des milieux diplomatiques auxquelles sont venus s’ajouter des organes de presse internationale rapportent que les autorités de la RDC s’opposent à l’octroi de visas d’entrée et de séjour aux observateurs des élections que voudrait accréditer dans ce pays l’Union Européenne (Belgique, France, Allemagne, Hollande, Italie, Portugal, Espagne, suisse, Suède, Danemark, Roumanie, Finlande).

Selon de nombreux spécialistes des affaires euro-africaines, cette décision d’une extrême gravité découle de l’antipathie nourrie de longues dates par le régime autocratique de Kinshasa à l’endroit des états occidentaux qu’il accuse à tort d’immixtion à temps et à contretemps dans les affaires intérieures de la RDC.

Une preuve irréfutable de connivence

 Ainsi qu’on peut le constater, le refus des autorités de la RDC d’accorder des visas aux observateurs électoraux de l’Union Européenne à environ deux mois de la tenue des élections législatives et présidentielle, fait planer le doute sur la transparence de ces scrutins.  Pour  les millions d’électeurs qui se préparent aux scrutins majeurs du 23 décembre prochain, il y a là une preuve irréfutable d’une connivence entre la CENI et le pouvoir pour faciliter  la fraude, le moment venu.

Des informations répercutées hier jeudi par des médias internationaux dont RFI, seuls des témoins accrédités par l’Union Africaine (UA) seront autorisés à accéder aux bureaux de vote disséminés à travers le pays, un peu comme pour dire que les prochaines élections en RDC seront une « affaire de famille » dont seront exclus les étrangers qui n’auront pas voix au chapitre, surtout au moment précis où les linges sales seront appelés à être lavés par qui de droit au profit de « qui l’on sait ».

 De quoi donner raison à ceux qui soutiennent que l’UA n’est qu’un syndicat de protection mutuelle au service de chefs d’Etat contre les démocraties naissantes sur le continent. En clair, aucun témoignage sur la vérité des urnes ne pourrait être attendu par les Congolais des délégués de l’Union Africaine lors de prochaines élections après l’échec du dialogue conduit sous son égide en 2016.

Il faut aller chercher ailleurs, affirme–t-on. Mais où exactement à la veille des élections ? Une question qui mérite d’être posée à toutes les parties aux prochaines élections, à la conférence Episcopale nationale du Congo (CENCO) et à l’ensemble de la communauté internationale.

Par Bamporiki Chamira

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