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Le 30 décembre approche et la tension monte davantage en RD Congo

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A la base de ce climat délétère se trouvent le report partiel des élections et le doute sur la tenue effective de ces scrutins dans le reste du pays

Le climat de tension généralisé observé depuis belle lurette sur l’ensemble du territoire national de la République démocratique du Congo devient plus inquiétant encore cette semaine, à quelque 48 heures de la date du 30 décembre, à laquelle la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a fixé la tenue des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, initialement prévues dimanche le 23 décembre dernier.
Ce climat délétère est ponctué par l’appel à la journée ville morte pour ce vendredi 28 décembre 2018 lancé hier jeudi par la plateforme  » Lamuka « , une frange de l’Opposition politique soutenant la candidature de Matin Fayulu Madidi à la présidentielle.

L’objectif de cette journée ville morte est de protester contre la mesure prise par la CENI, annonçant le report partiel des élections aussi bien dans la province du Nord-Kivu, notamment dans les circonscriptions de Beni Ville, Beni Territoire et  Butembo, ainsi dans la circonscription de Yumbi   dans la province de Mai-Ndombe.  Déjà, des manifestations publiques ont amené la Police nationale congolaise (PNC) à utiliser des gaz lacrymogènes, voire des tirs de sommation, selon la télévision France 24, en vue de disperser les manifestants ayant envahi les rues des entités concernées par le report.

Ces derniers ont tenté de saccager les bureaux locaux de la CENI. Du coup, le doute sur la tenue effective des élections sur l’ensemble du territoire national de la RD Congo s’accentue davantage. Certaines personnes estiment que si la mesure du premier report  général est intervenue 72 heures avant, soit jeudi le 20 décembre, celle relative au deuxième report général peut intervenir même une minute avant le début des opérations de vote.

Se référant au calendrier électoral publié le 5 novembre 2017 par la CENI, les observateurs avertis avaient maintes fois tiré une sonnette d’alarme sur le danger qui risque de compromettre le bon déroulement du processus électoral. Ce danger est la persistance de l’insécurité.

A vrai dire, la RD Congo est, dans son ensemble, en proie à l’insécurité sanitaire, alimentaire… sans compter les affrontements incessants, les tueries et actes de banditisme urbain que ne cessent d’entretenir les tireurs de ficelles. Rien n’indique qu’en mars 2019, ce climat d’insécurité aura fini pour que les électeurs de Beni, Butembo et Yumbi puissent aller aux urnes. Rien n’indique que, dans le reste du territoire congolais, les poches d’insécurité ne vont pas faire parler d’elles d’ici dimanche.

Le problème est tout simplement lié à la volonté politique !

Par Marcel Tshishiku

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