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Le plaidoyer pour la mutation de la société civile de la RDC au centre d’une conférence-débat

La revue « La Renaissance Africaine » et l’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) ont organisé vendredi dernier à Kinshasa, précisément à la Paroisse Notre Dame de Fatima, une conférence-débat sur la mutation de la société civile au regard du contexte politique actuel en RDC.

Sous la modération de Me Hubert Tshiswaka Masoka, Directeur Général de l’IRDH, cette rencontre a connu l’intervention  de Thierry Landu Mayamba, Professeur de littérature anglaise et américaine à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) qui a exposé  sur « La société civile de la RDC à la croisée des chemins ». Freddy Mulumba Kabuayi wa Bondo, journaliste, Politologue,  Directeur Général Adjoint de la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC) et Directeur de la Revue Renaissance Africaine a, quant à lui, exposé sur « La Société civile de la RDC face à la globalisation des acteurs non étatiques et le souverainisme de l’Etat ».

Il y a aussi l’intervention de l’Abbé Joseph-Pierre Mpundu Booto Bosawa, prêtre catholique et promoteur de l’approche de la moralisation de la vie publique, Curé de la Paroisse Sainte Marthe de la N’Sele à Kinshasa, qui s’est penché sur « l’Année de la RDC et les opportunités qui s’offrent à l’Eglise Catholique ».
Cette conférence-débat visait à dégager des indicateurs de la vision de la société civile de la RDC, pour les cinq années liées au mandat en cours des nouvelles institutions et projeter le tournant pour les cinq prochaines années des institutions publiques.

Des avancées significatives sous Fatshi

En fait, depuis janvier 2019, le pays connaît une mutation pacifique des pouvoirs politiques vers des nouveaux animateurs : Un Président de la République, des députés nationaux et sénateurs, des membres du gouvernement, des députés provinciaux et des gouverneurs.
Par ailleurs, des prisonniers politiques ont recouvré leur liberté et un grand nombre d’exilés politiques est retournés au pays. Des animateurs d’ONG et médias internationaux sont rentrés, en l’occurrence, ceux de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), de Human Right’s Watch (HRW) et de Radio France Internationale (RFI). Des opinions contraires au nouveau pouvoir sont librement exprimées sur la voie publique et dans les médias publics. Tel est le cas de Lamuka et ses composantes.

Ces indicateurs de l’édification de la démocratie et de l’Etat de droit sont, en partie, le fruit du dur labeur de mobilisation de la société civile.
En effet, de janvier 2015 à décembre 2018, au prix du sang de leurs membres, des églises, des mouvements citoyens, des universités, des entreprises, des syndicats, des ordres professionnels, des associations sportives et des ONG avaient dit non à la révision de la loi électorale et de la Constitution, non à un troisième mandat du Président Joseph Kabila.

Par GKM

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