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Lors de la journée « Mardi du Développement » organisée à Kinshasa : Le PNUD souhaite voir la RDC dotée d’une politique de l’aide

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Cette politique permettrait au Congo Démocratique de mieux gérer les financements des bailleurs de fonds

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a émis, hier mardi 10 juillet, le vœu de voir la République Démocratique du Congo se doter d’une politique nationale de l’aide lui permettant de mieux gérer les financements alloués par les bailleurs de fonds.

Le PNUD a exprimé cette préoccupation lors de la réunion dite « Mardi du Développement » qu’il a organisée dans l’enceinte du siège des Nations Unies à Gombe, une commune de la ville de Kinshasa, à l’intention des bailleurs de fonds et des membres du Gouvernement de la République.

A cette occasion, le PNUD a présenté et expliqué les zones ainsi que les domaines de ses interventions en territoire national de la RD Congo, situés notamment dans les contrées  sorties de conflits. Il s’est ainsi appesanti sur les provinces du Kasaï, des deux Kivu, du Katanga…

Dans son allocution de circonstance, Azarias Ruberwa Manywa, ministre d’Etat en charge de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles, a invité les bailleurs de fonds à collaborer avec son ministère « car, a-t-il dit, leur intervention dans le secteur de la décentralisation n’est pas visible ». Il a expliqué le rôle primordial du secteur de la décentralisation dans le développement.

Pour sa part, le ministre de la Formation Professionnelle, Métier et Artisanat, Pierrot Uweka Ukaba, a indiqué que son ministère est né de la volonté du Gouvernement de remédier à l’échec du système éducatif national. Il a appelé les bailleurs de fonds à accompagner ce ministère afin de permettre à ses experts de se déplacer pour palper du doigt les réalités sur terrain. Même son de cloche de la part du représentant de la ministre de la Culture et Art, Astrid Madiya.

Du côté des bailleurs de fonds, le Dr Jean Ndaliko a, au nom de l’UNESCO, fait remarquer que les jeunes âgés de 10 à 24 ans ne constituent pas une charge, ni une menace, mais des bras actifs capables de contribuer aux efforts de développement, s’ils sont bien gérés. L’expert onusien s’est montré préoccupé par les menaces du SIDA, du paludisme… qui pèsent sur cette catégorie de la population congolaise, avant de préciser que la meilleure décentralisation c’est l’individu qui travaille pour le développement.

En ce qui la concerne, la FAO s’est appesantie sur la malnutrition chronique qui menace les enfants à base dans les zones sorties de conflits, tandis que l’ambassade du Canada s’est déclarée favorable à l’aide au secteur des infrastructures, invitant toutefois les bailleurs de fonds à se poser la question de savoir « où va le Congo avec ces programmes d’investissements ? »

Par Marcel Tshishiku

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