..."/>

Lors du débat sur la question orale avec débat initiée par la députée Eve Bazaiba : Les députés recommandent le respect de la loi régissant les pouvoirs coutumiers

Une vue des députés nationaux et sénateurs congolais au palais du peuple (siège du parlement), ce 8/12/2010 à Kinshasa.

Les élus nationaux ont également demandé au ministre des Affaires coutumières d’instruire aux chefs coutumier de désigner de leur vivant leurs successeurs

Les députés nationaux ont recommandé, mercredi 30 mai, au Gouvernement de la République Démocratique du Congo de prendre toutes les dispositions pour respecter et faire respecter la loi portant gestion des pouvoirs coutumiers.

Les élus nationaux ont formulé cette recommandation lors de l’audition de la question orale avec débat sur la gestion des conflits relatifs à la succession au pouvoir coutumier, adressée au ministre en charge des Affaires coutumières par leur collègue Eve Bazaiba Masudi.

Ils ont également recommandé à l’exécutif national de prévenir ces conflits en prenant des mesures contraignant les chefs coutumiers de désigner de leur vivant leurs propres successeurs ; de réhabiliter les tribunaux coutumiers ; de faire en sorte que les chefs coutumiers cessent d’être chefs de groupements ; de respecter les chefs coutumiers ; de mettre fin à la politisation des pouvoirs coutumiers, ainsi qu’au monnayage, au clientélisme… entretenus au niveau de l’Administration du ministère de tutelle ; de ne plus s’ingérer dans la gestion de la succession des chefs coutumiers ; de vulgariser les lois et mesures régissant le secteur ; de sécuriser les chefs coutumiers victimes d’arrestations et autres humiliations. Aux chefs coutumiers, les députés ont recommandé de ne plus afficher leurs appartenances politiques et de faire preuve de dépassement pour être plutôt une église au milieu du village.

Avant les interventions de ses collègues députés, Eve Bazaiba Masudi a signifié au ministre Guy Mikulu Pombo que les conflits survenant dans la gestion des pouvoirs judiciaires entraînent des conséquences lourdes telles que des pertes en vies humaines et des déplacements massifs des populations, à l’instar des évènements récemment connus dans le Grand Kasaï, au Nord-Kivu, en Ituri et dans le Tanganyika.

 A ce jour, une menace pèse sur la ville de Kinshasa suite aux conflits de succession non résolus dans le groupement Kingakati, commune de Maluku, après la mort de feu Linkana Tshimona, chef de groupement de Kingakati, décédé le 27 décembre 2005 », a indiqué Eve Bazaiba Masudi, appelant Guy Mikulu Pombo à expliquer les origines de ces conflits, les pistes des solutions et la politique de gestion de ces différends.

Par Marcel Tshishiku

*

*

Monter

Login

Lost your password?