..."/>

Lutte contre Ebola en RDC : L’OMS appelle à la protection des civils et des humanitaires à Beni et en Ituri

OMS lutte contre ebola

Dans un communiqué de presse rendu public la semaine dernière, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en République Démocratique du Congo a indiqué  que  la riposte à la flambée de maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et en Ituri connaît un moment critique.

Selon  l’OMS,  cette riposte est menacée par la dégradation des conditions de sécurité dans cette partie du pays,  la méfiance des communautés touchées et par la propagation de l’épidémie à des zones auparavant indemnes. Ainsi, l’OMS redoute que  l’action énergétique déjà menée par les pouvoirs publics en synergie avec l’OMS, d’autres partenaires des Nations Unies, des ONG et  la société civile pour baisser le nombre de cas, puisse être réduite à néant.

L’impact des conflits armés

Les attaques perpétrées fréquemment par des groupes armés dans la ville de Béni, au Nord-Kivu, où a été installé le quartier général pour la riposte contre l’épidémie avaient occasionné la suspension des opérations pendant deux jours, après une attaque armée ayant  fait 21 morts dont 17 civils dans cette partie du pays. Pour permettre à la ville de pleurer ses morts, il a été demandé à l’OMS et à ses partenaires des Nations Unies de pouvoir suspendre leurs opérations à Béni.

Cette situation d’insécurité a fait que les agents de santé ne sont plus  en mesure d’atteindre les contacts des patients, afin de vérifier leur état de santé ou d’enquêter sur les cas potentiels signalés.  En outre, d’autres personnes atteintes par la maladie à virus Ebola sont obligés de parcourir de longues distances  pour trouver d’autres moyens de se soigner, s’exposant ainsi, tout comme les membres de leurs familles et les agents de santé, à un risque, déplore l’OMS.

Selon le communiqué de l’OMS, l’infection sévit désormais à d’autres endroits où les équipes ne peuvent pas donner accès au traitement ou administrer aux contacts les vaccins protecteurs, y compris dans les zones rouges qui sont difficiles d’accès et dans les localités situées à la frontière de l’Ouganda. Face à cette situation inquiétante, l’Organisation Mondiale de la Santé appelle  toutes les parties concernées et les pouvoirs publics ainsi que les groupes ayant une influence sur ces parties à aider à protéger les intervenants et les civils.

L’organisation demande également  aux gouvernements des pays voisins à accélérer les activités de préparation qui ont déjà commencé, avec le soutien de l’OMS, afin d’être prêts si des cas de maladie à virus Ebola survenaient.  Notons qu’à la date du 25 septembre dernier, l’OMS avait fait état des 151 personnes contaminées par la maladie et 101 cas de décès.

Par TSM

*

*

Monter

Login

Lost your password?