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Lutte contre le terrorisme : Après la MONUSCO, Maman Sidikou nommé secrétaire permanant du G5 Sahel

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L’ancien Représentant Spécial du SG des Nations Unies  en RDC coordonne avec les chefs d’Etat-major de cinq Etats concernés les opérations militaires sur terrain

Sur proposition du Président Mahamadou Issoufou du Niger qui assume la présidence tournante du G5 sahel, Maman Sidikou, l’ancien Représentant Spécial du SG des Nations Unies en RDC est nommé secrétaire permanant du G5 Sahel, pour combattre le terrorisme au Mali, au Niger, en Mauritanie, au Tchad et au Burkina-Faso.
En effet, Maman Sidikou va coordonner avec les chefs d’Etat-major des pays concernés les opérations militaires sur terrain ainsi que les activités de développement.

La nomination de Maman Sidikou comme secrétaire permanant du G5 Sahel est un bon choix, surtout que l’ancien patron de la MONUSCO est un situationniste.  Avant de prendre la tête de la MONUSCO, Maman Sambo Sidikou fut le chef des Missions des Nations Unies et de l’Union Africaine en Somalie (AMISSOM).

Dans ce pays de la Corne de l’Afrique, les attaques terroristes se préparent chaque jour.  Le Niger honore toujours ses ressortissants ayant occupé les fonctions de haut niveau à l’ONU ou à l’UA. Un sujet nigérien qui était numéro trois de la MONUSCO a été nommé après la fin de son mandat, au poste d’ambassadeur de son pays auprès des Nations Unies.

Malgré la nomination de Maman Sidikou, le G5 Sahel éprouve d’énormes difficultés en termes de moyens financiers. La France, les USA et l’Arabie Saoudite ont promis de mettre la main dans la poche pour financer les opérations militaires du G5 Sahel en vue d’éradiquer le terrorisme. Maman Sidikou va désormais travailler en tandem avec le président Issoufou pour accompagner l’action militaire par des projets de développement.

Quid du fonds fiduciaire ?

Après les chefs d’état-major des pays du G5 Sahel, lundi 5 février,  les chefs d’Etat se sont réunis mardi à Niamey. De nombreux partenaires de l’organisation participaient aussi à ce sommet qui devrait notamment permettre de faire un point sur le financement de la force militaire.

Les chefs d’Etat ont planché sur la recherche de financements complémentaires.

Notons qu’en janvier dernier, à Bamako, les chefs d’Etat avaient décidés de mettre en place un fonds fiduciaire pour accueillir les contributions. Malgré les engagements de l’Union européenne et de plusieurs pays dont l’Arabie saoudite, le compte n’y est toujours pas.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, l’a rappelé à la tribune mardi à Niamey. Seuls 294 millions d’euros ont été mobilisés sur les 450 qu’attendent les pays membres. Aucun mécanisme de financement pérenne n’a pour l’instant été trouvé, regrette-t-il. Espérons que la conférence des donateurs prévue le 23 février  à Bruxelles pourrait trouver solution à cette question de financement du G5 Sahel.

La force du G5 Sahel est pour l’instant en rodage. Deux opérations transfrontalières ont déjà été menées avec les premiers bataillons disponibles. Deux QG sont prêts à Sévaré au Mali où se trouve le commandement, et à Niamey au Niger. Mais ce qu’on appelle les fuseaux centre au Tchad et ouest en Mauritanie ne sont pas encore opérationnels, même si les choses commencent à s’organiser, en tout cas du côté de la frontière Mali/Mauritanie.

Le président français Emmanuel Macron a fait savoir à plusieurs reprises qu’il souhaitait que la force remporte rapidement ses premières victoires. Ce qui a fait que  Florence Parly, la ministre française de la Défense était mardi à Niamey avec des chefs d’Etat du G5.

Par GKM

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