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Mise en liberté provisoire des membres de Filimbi : L’audience prévue à Makala reportée !

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La chambre de Conseil devait se réunir hier jeudi 14 juin, dans une audience foraine à la prison centrale de Makala, dans la commune de Selembao, pour statuer sur la demande de  liberté provisoire des cinq militants du mouvement citoyen Filimbi.

Mais cette audience publique a été reportée, suite à l’absence d’un membre de la composition. A cet effet, la chambre du Conseil se réunira le mardi 19 juin prochain pour statuer sur la demande  des avocats de la défense.

Détenus au secret pendant plusieurs jours, ces activistes membres de Filimbi, avec  à leur tête Carbone Beni, chargé de mobilisation et déploiement  de cette association, ont été arrêtés alors qu’ils mobilisaient la population à prendre part à la marche pacifique initiée par le Comité Laïcs de coordination(CLC) pour exiger la mise en application intégrale de toutes les dispositions nécessaires de l’Accord du 31 décembre 2016 dans son volet : « décrispation politique».

L’état de santé de certains militants de Filimbi arrêtés se détériore du jour le jour. C’est pourquoi leur avocat, Me Jacquemin Shabani, sollicite la liberté provisoire de ses clients, en vue de leurs permettre de recevoir des soins appropriés.

Rappel des faits

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT)  avaient adressés une lettre ouverte aux autorités congolaises pour fustiger la dégradation de l’état de santé des cinq membres du mouvement Filimbi :

Carbone Beni Wa Beya, chargé de la mobilisation et du déploiement au sein de Filimbi,  Mino Bompomi, coordonnateur de la cellule de Kinshasa, Palmer Kabeya, vice-coordinateur de la cellule de Kinshasa, Grâce Tshiuza et Cédric Kalonji, arbitrairement détenus depuis plus de quatre mois.

Le 23 décembre 2017, Palmer Kabeya a été arrêté à Kinshasa, alors qu’il promouvait la participation à la marche pacifique du 31 décembre 2017, et conduit immédiatement à la Détection militaire des activités anti patrie (DEMIAP).

Le 30 décembre 2017 à Kinshasa, Carbone Beni, Mino Bompomi, Grâce Tshiuza et Cédric Kalonji ont été enlevés et conduits à l’Inspection provinciale de la police de Kinshasa (IPKIN). Ils ont été placés en détention provisoire le même jour pour « atteinte à la sûreté de l’État ».

Ces enlèvements se sont produits alors que ces derniers distribuaient des flyers visant à sensibiliser la population de quartiers populaires de Kinshasa à propos des marches pacifiques programmées pour le lendemain, le 31 décembre 2017, à l’appel du CLC, afin de réclamer l’application intégrale de l’Accord politique du 31 décembre 2016, censé conduire le pays vers des élections présidentielle, législatives et provinciales  fin 2017.

Par GKM

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