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Mont-Ngafula : Retour en force des érosions au camp Dumez

érosions au camp Dumez

Quatre mois après l’arrêt des travaux sur le site érosif Dumez  par l’entreprise CREC 7, les habitants de cette localité située au quartier Mama Mobutu, dans la commune de Mont-Ngafula, vivent encore dans la peur de voir cette partie de la capitale disparaître de la carte. Car, la grande tête d’érosion qu’on avait tenté de stopper autrefois reprend de l’ampleur.

Cette menace a été amplifiée par la grosse pluie qui s’est abattue sur la ville de Kinshasa le vendredi 04 octobre  dernier.
Ne sachant  pas à quel saint se vouer, les habitants de ce quartier contactés le week-end dernier ont déploré le fait  que depuis près de quatre mois, les travaux entrepris pour stopper l’érosion ont été brusquement interrompus. Et depuis lors, aucune autorité de la ville n’est descendue sur les lieux pour visiter ce site menacé ni éclairer l’opinion sur les raisons de l’interruption des travaux.

Les habitants interrogés se demandent pourquoi les autorités s’étaient engagées à stabiliser ce site, sans être capables d’aller jusqu’au bout du travail. « Construire sans achever c’est détruire », a fait remarquer un habitant en colère. Avec la reprise des pluies à Kinshasa, ceux qui gèrent ce dossier sont donc invités à tout mettre en œuvre, pour remblayer le site sinistré et construire un collecteur capable de canaliser les eaux de pluie jusqu’à la rivière Matshotsho, afin d’épargner les habitants de ce coin du danger qui les guette actuellement.

Près de 350 maisons englouties

Il convient de rappeler qu’en plus des pertes en vies humaines, les têtes d’érosions provoquées par les eaux de pluie ont déjà eu à engloutir plusieurs maisons d’habitation, des centres de santé, des maisons de commerces et des écoles. L’exécution des travaux stoppés il y a de cela quatre mois avait été initiée par le Gouverneur de la ville, sur ordre du Chef de l’Etat suite aux pluies diluviennes qui s’étaient abattues sur la ville au mois de janvier passé, causant d’énormes dégâts matériels et des morts.

Par Thony Kambila

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