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Plus rien ne va à la Congolaise des Voies Maritimes

La malheureuse situation qui prévaut depuis plusieurs mois au sein de la Congolaise des Voies Maritimes (CVM), somme toute, ne peut laisser indifférent le Gouvernement congolais qui devrait s’y pencher au plus vite s’il tient réellement à sauver cette entreprise du reste vouée à la submersion.  Hier véritable fleuron qui gardait comme il se devait le fleuve Congo de Banana à Matadi ; le rendant ainsi accessible aux navires de haute mer, cette entreprise qui a fait autrefois la pluie et le beau temps n’est restée que de nom.

Et cela, malgré la perception, pour la plupart en monnaie étrangère, de ses nombreuses redevances. Pour l’heure, toutes ses finances sont au rouge. Conséquence inévitable, elle ne sait plus renouveler ses matériels de travail devenus vétustes et est incapable d’honorer ses engagements vis-à-vis de son personnel qui totalise aujourd’hui 19 mois d’arriérés des salaires avec son cohorte de malheurs.

Le tableau sombre a été en effet dressé à l’endroit de Marcel Matumpa Buka, ministre  provincial en charge des Transports et Voies de Communication alors en mission de travail à Boma, par Kianza Mayabu, Directeur d’Exploitation de la CVM. Pour ce dernier cadre, cette entreprise ne compte à ce jour dans son actif qu’une seule drague mais qui, malheureusement, est très longtemps atteinte par le virus du vieillissement. A tel enseigne qu’elle n’est plus à même de satisfaire aux besoins de ses nombreux armateurs qui ne savent plus à quel saint se vouer.

En sus, le paiement de salaire en faveur de ses agents se fait désormais une fois tous les deux mois et ce, en violation de la législation du travail encore en vigueur en République Démocratique du Congo. Par conséquent, les arriérés des salaires que connaissent ses agents sont à ce jour évalués à 10 millions des dollars américains avec un effectif de 1.520 agents. Allez-y comprendre quelque chose ! Quant à ses retraités, ils sont tous jetés dans les oubliettes avec toutes les conséquences fâcheuses que cela entraine dans leurs familles respectives.

                           D’après quelques cadres de cette entreprise approchés, la baisse de trafic par voie maritime serait la principale cause à la base de cette situation à la fois déplorable et malheureuse. Le ministre provincial en charge des Transports et Voies de Communication qui est resté insensible devant le tableau sombre lui dressé a au finish promis de faire dans un temps record le rapport à sa hiérarchie tant au niveau national que provincial afin de réduire tant soit peu le fardeau social qui pèse lourdement sur la tête des agents de la CVM et de leurs membres de famille respectifs pour des solutions urgentes concertées.

Par Dieudonné Muaka Dimbi

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