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Pour avoir été à la base des moments de tension à l’Assemblée nationale : Le député national Charles Nawej demande pardon au Président Félix Tshisekedi

Charles Nawej Mundele, Ministre congolais  des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale le 16/04/2013 au studio de Radio Okapi à Kinshasa/ Ph. John Bompengo

L’homme du FCC a par la même occasion sollicité la clémence de la population dont les membres du CACH

« Je ne peux qu’implorer pardon et solliciter la clémence du peuple », a regretté le député national Charles Nawej, qui s’était montré grossier vis-à-vis du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans ses propos tenus au cours de la  plénière du 7 juin dernier à l’Assemblée nationale. La demande de pardon du parlementaire  Charles Nawej au Chef de l’État a été relayée  le week-end dernier par des médias en ligne opérant à  Kinshasa.

Ce membre du FCC (Front Commun pour le Congo), famille politique du Président de la République honoraire,
Joseph Kabila Kabange, a profité de la même occasion pour solliciter la clémence de la population congolaise dans son ensemble, plus particulièrement celle de Kinshasa, surtout les militants de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), qui fait partie de la plateforme CACH (Cap pour le Changement) de l’actuel chef de l’Etat de la RD Congo, qui n’ont pas supporté ces propos grossiers et inacceptable à l’endroit du Président de la République.

Un président qualifié d' »inconscient »

Charles Nawej avait scandalisé plus d’un Congolais, quand on sait qu’il s’était permis de qualifier le Président de la République Félix A. Tshisekedi d' »inconscient » pour avoir pris deux ordonnances nommant les dirigeants à la SNCC (Société nationale de chemin de fer du Congo) et à la Gécamines (Générale des carrières des mines), toutes les deux sociétés ayant  des sièges administratifs à Lubumbashi, dans le Grand Katanga.

« Ces deux ordonnances présidentielles étaient irrégulières », selon Nawej, pour n’avoir pas disposées « les contre-signatures du Premier ministre ». Il était ainsi intervenu pour appuyer son collègue Léon Mondole, de la famille politique de l’opposition, plus précisément du groupe parlementaire MLC et Allié (Mouvement pour la Libération du Congo), qui fait partie de la coalition Lamuka, lui qui était aussi initiateur de la « motion contre les fameuses ordonnances », à la base quelques heures après de nombreux incidents à Kinshasa, Lubumbashi et dans plusieurs autres villes de la RD Congo.

Aussi, nombreux sont-ils ceux qui ne cessent de soutenir que cette motion initiée par un député national de Lamuka a été « un complot bien préparé » par les députés du FCC en complicité avec la président de la chambre basse pour humilier le chef de l’Etat, Félix A. Tshisekedi, dont les quelques initiations entreprises dans le pays ont semblé déjà redonner de l’espoir au peuple congolais.

Surtout qu’en nommant des nouveaux dirigeants à la Gécamines, d’autres sources soutiennent le Président de la République a coupé sous les pieds de nombreux membres du FCC qui ont toujours fait de cette « géante minière » leur vache laitière au détriment des Congolais, plus particulièrement les filles et fils du Grand Katanga.

 Apporter le changement tant voulu par les Congolaises et Congolais

Une complicité avec aussi certains membres de Lamuka au sein de l’Assemblée nationale qui ont du mal à digérer de voir Fatshi diriger le pays. Il faut également le relever, le début de l’exercice présidentiel du « fils de son père » a donné des signaux forts de quelqu’un qui veut réellement apporter le changement tant voulu par les Congolaises et Congolais. Pour ces ennemis, dont l’image d’être avec lui dans la coalition, il faut donc lui barrer la route, et le pousser à échouer en contrecarrant ses actions à la tête du pays.

Point n’est besoin de le rappeler que, les propos grossier de Nawej à l’endroit du chef de l’État  ont provoqué un  tollé, plus particulièrement à Kinshasa et à Lubumbashi. Des militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) n’ont cessé d’exiger   au député national  de s’amender publiquement.

Des démarches sont mêmes entreprises pour solliciter de l’Assemblée nationale la levée de l’immunité  parlementaire de cet élu, afin qu’il soit déféré devant la justice pour répondre de son outrage à l’endroit du chef de l’État.
Des sièges des partis politiques et de certains regroupements politiques ont connu des moments de très vives tensions sur place à Kinshasa comme dans l’arrière pays.

Par Lucien Kazadi T.

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