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Poursuivi par la CPI pour subornation de témoins, JP Bemba : la peine d’un an de prison confirmée !

JP Bemba

Cette condamnation contenue dans l’arrêt rendu hier mercredi par la Cour Pénale Internationale exclut définitivement le leader du MLC de prochaines échéances électorales prévues en 2023
Par DMK

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a, à travers un arrêt rendu hier mercredi 27 novembre 2019, confirmé la peine d’un an de prison et de paiement de 300 000 euros d’amendes à laquelle Jean-Pierre Bemba avait été condamné en mars 2017 dans l’affaire de subornation de témoins. Dans cet arrêt, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté la demande de fixation d’une nouvelle peine pour Jean-Pierre Bemba et ses co-accusés dans l’affaire de subornation de témoins. La peine à un an de prison et à 300 000 euros d’amende à laquelle Jean-Pierre Bemba avait été condamné dans ce dossier, en mars 2017, ayant été confirmée précédemment
 » Faux témoignages  »

Quant aux peines prononcées à l’encontre des avocats de Bemba, Aimé Kilolo Musamba et Jean-Jacques Mangenda Kabongo, d’un député de son parti, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), Fidèle Babala Wandu, et d’un témoin de la défense, Narcisse Arido, elles ont été également confirmées par cet arrêt.

Les cinq personnes présentées comme proches de l’ex-sénateur congolais avaient été déclarées coupables  » d’atteintes à l’administration de la justice pour avoir intentionnellement suborné des témoins et sollicité la présentation de faux témoignages par des témoins de la défense dans le cadre de l’autre affaire visant Jean Pierre Bemba devant la CPI « .

Pour avoir passé dix années en détention, Jean-Pierre Bemba Gombo a d’ores et déjà purgé cette peine d’un an de prison.
Il sied de rappeler que le fondateur du MLC avait été condamné par la CPI à 18 ans de prison, après avoir été reconnu coupable, en mars 2016, des charges de  » crimes de guerre  » et de  » crimes contre l’humanité « , pour les crimes commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003 par les hommes de son parti. Des charges pour lesquelles il a été acquitté, le 8 juin 2018, sur décision de la chambre d’appel de la CPI.

Le chairman politiquement bloqué !

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé mercredi en appel la peine infligée en première instance à l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba pour subornation de témoins. Une affaire qui avait valu au leader du MLC d’être exclu, en 2018, de la course à la présidence en République démocratique du Congo, lors des élections présidentielles et législatives du 30 décembre 2018.

La confirmation de la peine d’un an de prison infligée au chairman par la CPI est un coup dur pour ce dernier qui doit dès lors revoir à la baisse ses ambitions éventuelles de briguer la magistrature suprême lors de la prochaine présidentielle prévue en 2023 « La Chambre d’appel a conclu que la Chambre de première instance n’avait pas manqué de se conformer à ses instructions concernant la fixation des nouvelles peines, n’avait commis aucune erreur de droit ou de fait et n’avait pas imposé de peine disproportionnée », a annoncé la Cour basée à La Haye dans un communiqué.

M. Bemba avait fait appel de la peine prononcée contre lui pour subornation de témoins en espérant obtenir l’annulation de sa condamnation, bien que la CPI ait estimé que la peine d’emprisonnement d’un an avait déjà été purgée en raison de son temps passé en détention avant son acquittement dans le procès général.

L’ex-chef de guerre avait été acquitté par la Cour à la surprise générale en juin 2018 des accusations de meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003, pour lesquelles il avait été condamné en première instance à 18 ans de prison.
Le leader du MLC est rentré dans son pays à la suite de son acquittement, après avoir passé près d’une décennie en détention à La Haye. La condamnation pour subornation de témoins lui avait cependant valu d’être exclu de la course à la présidence en République démocratique du Congo en décembre 2018.

En mars, son avocat avait demandé plus de 68 millions d’euros de dédommagement à la CPI, arguant qu' »un homme innocent a perdu 10 ans de sa vie ».

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