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Réclamant leurs colis impayés depuis 17 ans : Marche de colère des ex-agents de Marsavco/Unilever à la Primature !

marsavco

Les 686 ex-travailleurs de Marsavco/Unilever ont organisé une marche pacifique jusqu’à la primature le mercredi 05 décembre 2018. Ces ex-agents, regroupés dans un collectif dénommé ATUMA, réclament le solde du décompte final après leur licenciement massif et abusif en 2001.

Descendus à la Primature pour exprimer leur ras-le bol, ces ex-agents, qui attribuent le blocage du règlement de ce contentieux à la mauvaise foi de l’avocat-conseil de Marsavco/Unilever et du ministre de la Justice, ont été reçus par un conseiller du Premier ministre. Les discussions ont duré environ une heure et devaient se poursuivre hier jeudi.
Les manifestants ont affirmé leur détermination d’aller jusqu’au bout.

« Après 17 ans, nous avons compris que nous ne pouvons plus continuer à espérer quoi que ce soit, s’indigne l’ingénieur Jean-Marie Lokoto, président du Comité de coordination des anciens travailleurs de Marsavco, la filiale congolaise d’Unilever. Eh bien, nous nous assumons et nous continuons, à partir d’aujourd’hui, de manifestations pacifiques jusqu’au jour où nous serons payés. »

Ces anciens travailleurs de Marsavco accusent certains membres du gouvernement d’empêcher les repreneurs de l’entreprise d’exécuter une décision judiciaire qui date de plus de dix ans.  Le président du Comité de coordination des travailleurs parle de plus de 20 millions de dollars, solde sur décompte final que doit débourser la filiale d’Unilever en faveur des victimes de la rupture abusive de contrat intervenue en 2001.

Plus de 150 ex-agents déjà morts !

Ils étaient près de 900 agents de Marsavco à cette époque. Plus de 150 d’entre eux sont décédés depuis sans avoir bénéficié des droits qu’ils réclament. Pourtant, tous les Premiers ministres qui se sont succédé à la Primature ont ordonné l’exécution de la décision judiciaire pour octroyer à ces travailleurs licenciés le solde du décompte final, mais rien n’a été fait jusqu’à présent.

En lieu et place du paiement de cet argent par le repreneur de la société qui n’est autre que le richissime indo-pakistanais Rawji, ces ex-agents assistent plutôt aux intimidations et autres menaces de mort proférées à l’endroit des responsables de leur collectif ATUMA. Pour preuve, le vice-président de ce collectif a été enlevé dernièrement par des policiers, au sortir d’un rendez-vous, non loin de la Marsavco. Une situation qui oblige le président du collectif, l’ingénieur Jean-Marie Lokoto, à vivre quasiment dans la clandestinité.

Par DMK

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