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Redoutant le décès en prison d’autres condamnés dans le dossier Laurent- Désiré Kabila : L’ASADHO appelle à la libération d’Eddy Kapend et de ses compagnons

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L’Association africaine des droits de l’homme (ASADHO), par la voix de son président national, Me Jean-Claude Katende, réitère sa demande au chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, de faire libérer Eddy Kapend et ses compagnons ou de faire réorganiser leur procès, tel que recommandé par la Commission africaine de défense des droits de l’homme et des peuples. Me Katende a fait cette déclaration après le décès vendredi dernier, dans la prison d’Angenga, de John Bompengo, un des condamnés à mort dans l’affaire de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, en 2001.

Selon Jean Claude Katende, John Bompengo est le 11ème  détenu lié à cette affaire qui meurt en détention.  » Dans ce dossier, il y a déjà plusieurs personnes qui sont décédées à cause de mauvaises conditions de vie en prison, mais aussi à cause des maladies qui n’étaient pas prises en charge de manière adéquate. Avec ce décès, nous pensons qu’il y a maintenant urgence à ce que le Président de la République puisse libérer Eddy Kapend et ses compagnons ou réorganiser le procès. Si tout le monde meurt, nous ne connaitrons jamais la vérité sur l’assassinat de M. Laurent-Désiré Kabila « , a recommandé Jean-Claude Katende.

Parmi les condamnés dans le dossier LD Kabila, on peut citer entre autres, Mutindo Kitambala, Eddy Kapend, Itongwa Ngirinda, Yav Ditend, John Bonpengo, Mukanirwa Jojo, Leta Mangasa Georges, Nono Lutula, Jean Chiribangula, Murhanzi Fils, Kibonge Mulumba, Amisi Bakuka qui ont été condamnés à mort par la justice militaire après un procès décrié.

S’agissant de Condamnés à perpétuité, il y a  Mayembe Oscar, Emmanuel Ndongo, Willy Bilolo, Marcelin Shambo, Bitanda, Kashindi Mubone, Baguma Gervais,  Théo Basole,  Kabumba Prosper, Muzima Aimé Césaire,  Mississipi Kasongo, Bisimwa Jimmy, Bahigwe Ildephonse,  Marhegane Pascal,  Kizito Kompany Yves, Bahaya Bernard.

D’autres ont été condamnés à 20 ans de prison comme Lukombo François, Lurhonge Meschac, Kapia Jean-Jacques, Fiama Sylva, Madame Nelly Ntwite en fuite, Kot Ndiur et Maurice Kolokota. Parmi ces condamnés à mort, certains ont trouvé la mort pendant leur détention il ya Patrick Kilay, Nico Bavurha, Panda Fariala, Yav Nawej, Jean-Jacques Kakwat, Rocky Byamungu , colonel Gordon Kunda Ntalabo , Salumu Tchap-Tchap et aujourd’hui John Bompengo.

St/inquiétude des familles  de condamnés

Sous l’encadrement de l’ASADHO et la Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP), des dizaines des membres et proches des familles des condamnés dans le procès de feu le président Laurent Désiré Kabila organisent des marches pacifiques pour exiger la libération de leurs frères et sœurs.

Dans la même lancée, l’ASADHO, une des organisatrices de cette marche, ne décolère pas. Elle dénonce la violation des droits des prisonniers dans un procès que l’ONG juge irrégulier et motivé politiquement. Lors du prononcé dans cette affaire, rappelle le président Jean-Claude Katende,  » il avait été dit que les enquêtes n’étaient pas terminées. Et nous estimons qu’on ne pouvait pas prononcer des condamnations, contre des personnes, alors que les enquêtes n’étaient pas terminées dans une affaire. « ,note Katende.

L’ASADHO dénonce le fait que les différentes lois d’amnistie n’aient pas bénéficié à cette catégorie des condamnés. Il en est de même de la recommandation pour leur libération faite par la commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

En effet, lors de sa 54ème session ordinaire tenue du 22 octobre au 5 novembre 2013 à Banjul, en Gambie, relative au dossier des condamnés de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADHP) avait exigé la libération de toutes les victimes.

La Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples a, dans ses recommandations sur ce dossier demandé à la RDC de maintenir son moratoire sur la peine de mort conformément à la résolution de la Commission demandant aux Etats d’envisager une suspension de la peine de mort (1999).
Banjul a enfin demandé à la RDC de lui rapporter par écrit dans les cent quatre-vingts jours (180) de la notification de la présente décision, quant aux mesures entreprises à l’effet de la mise en œuvre de ces recommandations.

Par GKM

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