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Renouvellement de la CENI : agitation au sein de la Société civile !

ceni et oif

Face à cette situation, la NSCC appelle à un processus transparent et inclusif  devant aussi prendre en compte des  délégués de provinces

Le mandat des animateurs actuels de la Commission Électorale Nationale Indépendante(CENI), institution d’appui à la démocratie instituée par la loi organique N0 13/012 du 19 avril 2013 modifiant et complétant la loi organique N0 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale Nationale Indépendante, expire officiellement le 29 juin 2019.

Face à cette situation, il s’observe déjà une certaine agitation au sein des organisations de la société civile dont certains membres ou dirigeants ne cachent plus leurs ambitions.  On en veut pour preuve, la réunion  convoquée par Educiel tenue hier mardi 18 juin 2019 au siège de la CIME, au quartier Mont-Fleury dans la Commune de Ngaliema, pour la désignation des membres de la société civile devant siéger à la CENI.

La réunion précipitée tenue d’hier est décriée par la Novelle Société civile congolaise(NSCC) par la voix de son coordonnateur national, Jonas Tshombela. Car, pour lui, la désignation des membres de la société civile à la CENI n’est pas l’apanage de Kinshasa seulement, mais c’est un problème qui concerne tout le pays.
C’est pourquoi Jonas Tshombela souhaite que les collègues de la société civile vivant en provinces soient impérativement associés à la réunion convoquée par Educiel.

« Toutefois , la NSCC avertit l’opinion publique qu’elle n’apportera son soutien qu’aux seuls candidats issus d’un processus transparent, inclusif et démocratique qui, bientôt sera organisée par les structures qualifiées à l’issue des consultations et concertations engagées depuis avec les acteurs majeurs de la société civile exerçant légalement et dotées des personnalités juridiques », a martelé Jonas Tshombela.

La NSCC qui n’est pas membre d’Educiel a été invitée à la réunion tenue hier mardi à Kinshasa. Mais Jonas Tshombela interpelle le cadre de concertation de la société civile, les grandes plateformes de la société civile et la société civile spécialisée des questions électorales, de la démocratie et des droits de l’homme à ce sujet.

Tenir compte de la représentativité nationale

Chaque fois qu’il y a désignation des animateurs devant présider une institution citoyenne, il s’observe une forte agitation dans les rangs de la société civile. Ce fut le cas lors de la constitution de  la Commission Nationale des droits de l’homme(CNDH), une institution purement société civile où le choix des animateurs s’était opéré dans un cafouillage total.

La réunion tenue mardi au siège de la CIME à Ngaliema est donc un signe d’un mauvais départ, quand on sait que la loi organique N0 13/012 du 19 avril 2013 modifiant et complétant la loi organique N0 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale Nationale Indépendante a bien prévu le mécanisme de désignation des délégués de la Société civile.

En effet, l’article 10 de cette loi organique à son point 10 stipule que «  La Ceni  est composée de treize membres par les forces politiques de l’Assemblée Nationale, à raison de six délégués dont deux femmes de la Majorité et de quatre  dont une femme de l’Opposition politique.

Quant à la  société civile, elle y est représentée par trois délégués issus respectivement des  confessions religieuses, des organisations féminines de défense des droits de la femme et d’organisation d’éducation civique et électorale. Sans préjudice des dispositions  des alinéas 1 et 2 du présent article, la désignation des membres de la CENI tient compte de la représentativité nationale ».

Les membres de la société civile qui s’agitent déjà sont donc avertis.

Par GKM

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