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Rentrée de classe : Les commerçants et les écoles se disputent la vente des manuels scolaires

vente des manuels scolaires à kinshasa

Il ne reste plus qu’une semaine, soit le lundi 3 septembre prochain, pour que les écoliers reprennent le chemin de l’école. Le début effectivement de l’année scolaire 2018-2019 n’est plus que question de jours. Entre-temps, les commerçants et les écoles se disputent la vente des manuels scolaires.

Selon certains vendeurs abordés au marché central de Kinshasa, la vente des uniformes déjà cousus, des journaux de classe, des cahiers de communication… pose problème. Pour cause, ils accusent les responsables d’écoles d’avoir transformé leurs établissements scolaires en lieu de commerce. C’est ainsi que les parents d’élèves doivent acheter à la direction de l’école des uniformes, des journaux de classe, des cahiers de communication, des chaussures, des cravates, la tenue de gymnastique, etc.

Selon des parents abordés, l’achat est obligatoire parce que ces écoles vont toujours de leur mieux pour imposer aux responsables de se conformer à leur volonté. Par exemple, avons-nous appris, le cahier de communication et le journal de classe doivent avoir le cachet de l’école. Cela sous-entend que l’élève qui détient ces manuels achetés en dehors de l’établissement scolaire sera sanctionné, mieux devrait encore débourser de l’argent pour les acheter à l’école. En plus, le prix fixé de ces différents objets, au niveau du collège ou du lycée, est souvent décrié par les parents dénonçant le fait qu’ils sont devenus la vache à lait des écoles.

Signalons que cette pratique a été également dénoncée par le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) lors de son Assemblée générale tenue le 21 juillet dernier pour évaluer l’année scolaire 2017-2018. Le Syndicat avait fustigé la transformation des écoles en lieu de commerce.

Au-delà de sa mission régalienne, beaucoup de propriétaires des écoles privées ou des responsables des écoles publiques  conventionnées ont fait de leurs institutions un lieu idéal pour se faire de l’argent au dos des parents d’élèves. Et la léthargie observée dans le secteur laisse libre cours aux prédateurs de tout genre de faire leur diktat sans être inquiétés.

Par Tantia Sakata

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